Flamanville : l’acier de la cuve et de son couvercle n’est pas aux normes mais l’EPR pourra démarrer, estiment les experts

L'autorité de sûreté nucléaire annonce présenter à 16 heures "sa position et les orientations qu'elle envisage de retenir pour la cuve de l'EPR dont le couvercle et le fond présentent des concentrations élevées de carbone."

L\'EPR de Flamanville, le 16 novembre 2016.
L'EPR de Flamanville, le 16 novembre 2016. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Après deux jours de discussion, le groupe d'experts consulté par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) estime que l’acier de la cuve et du couvercle de celle-ci n’est pas aux normes mais qu’il est d’une qualité suffisante pour démarrer l’EPR de Flamanville, selon les informations recueillies par franceinfo mercredi 28 juin.

Ils recommandent tout de même un suivi particulier pour éviter que d’autres défauts n’apparaissent. Ce suivi du couvercle s'annonce difficile mais l'opérateur EDF s'est engagé à le faire d’ici deux ans. Sinon, EDF pourra toujours changer le couvercle. 

L'autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit présenter, mercredi à 16 heures, "sa position et les orientations qu'elle envisage de retenir pour la cuve de l'EPR dont le couvercle et le fond présentent des concentrations élevées de carbone". Cette présentation aura lieu au siège de l'ASN, conjointement avec l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Démarrage du réacteur prévu pour fin 2018

Selon les informations dont franceinfo a eu connaissance, un autre couvercle a déjà été commandé au Japon où se trouve aujourd'hui la seule usine capable de le fabriquer.

Si la trentaine d’experts a fait le constat, c’est maintenant à la direction de l’ASN de donner son verdict. Elle doit donner sa position début juillet avant une consultation publique jusqu’en septembre. Le démarrage du réacteur est normalement prévu pour fin 2018.