Fessenheim : les élus des communes proches dénoncent l'arrêt de la centrale nucléaire

Un premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim a été débranché du réseau électrique national samedi 22 février à 2 heures du matin. 

Assis, derrière la table, le maire de Fessenheim Claude Brender (à gauche) et le président de la communauté de communes Gérard Hug (à droite). Avec des élus des environs de la centrale de Fessenheim opposés à l\'arrêt des réacteurs. Samedi 20 février 2020. 
Assis, derrière la table, le maire de Fessenheim Claude Brender (à gauche) et le président de la communauté de communes Gérard Hug (à droite). Avec des élus des environs de la centrale de Fessenheim opposés à l'arrêt des réacteurs. Samedi 20 février 2020.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)

L'arrêt du premier des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans la nuit du vendredi 21 février au samedi 22 février est une victoire pour les anti-nucléaire mais une hérésie pour les salariés et les habitants de la petite commune haut-rhinoise, qui ne comprennent pas cette décision.

Une quarantaine d'élus de la communauté de communes se sont retrouvés au matin du samedi 22 février devant les grilles d'entrée de la centrale, en hommage aux salariés qui devront quitter bientôt le site. Ému, Jean-Luc Cardoso, syndicaliste qui y travaille depuis 30 ans a pris la parole en leur nom : "Merci à vous d'être présents, de nous soutenir, de soutenir nos collègues qui ont eu cette nuit à réaliser certains actes pour lesquels on n'est pas au départ programmés".

Écharpes tricolores et bonnets rouges

"C'est tout simplement un engagement politique avec rien derrière, dénonce Jean-Luc Cardoso. Hier encore, deux ministres sont venus, ils ont fait encore des promesses. Concrètement, il va rien se passer. Ça laisse pantois."

Les élus présents sont venus équipés de bonnets rouges et de leur écharpe tricolore. Gérard Hug, le président de la communauté de communes, a expliqué qu'il s'agissait de se réapproprier le symbole d'une lutte. Celles des bonnets rouges qui avaient réussi en Bretagne à faire reculer le gouvernement sur l'écotaxe : "C'est important qu'on marque notre mécontentement par rapport au traitement de ce dossier." Le 30 juin prochain, le réacteur numéro 2 s'arrêtera et les projecteurs ne seront plus braqués sur Fessenheim. 

Le reportage de Patrick Genthon
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