EDF : la construction des deux EPR d'Hinkley Point divise

En direct de Bruxelles, Gérard Magnin, ancien membre du conseil d'administration d'EDF, revient sur la validation par la Grande-Bretagne de la construction de deux EPR à Hinkley Point.

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FRANCE 3

Le gouvernement britannique a validé ce jeudi 15 septembre la construction de deux réacteurs nucléaires EPR d'Hinkley Point. Un projet qui a amené Gérard Magnin, ancien membre du conseil d'administration d'EDF, à démissionner. Il émet des doutes sur la capacité financière de l'entreprise à mener ce projet. "La question financière est cruciale, qui amène l'entreprise à céder des actifs pour trouver des nouveaux moyens de financement, qui amène l'État à recapitaliser l'entreprise en cédant lui-même des actifs et en renonçant aux dividendes sur plusieurs années ? Donc c'est quand même le patrimoine des Français qui est affecté à ce projet", déplore-t-il au micro de France 3.

Assurer la transition énergétique

Gérard Magnin dénonce également le tout nucléaire d'EDF. "Je me suis fait l'interprète de la loi sur la transition énergétique, qui prévoit une réduction de la part du nucléaire à hauteur de 50% à l'horizon 2025, donc c'est la loi. Je pense qu'on doit assurer progressivement une transition pour laisser la place à des économies d'énergie", explique Gérard Magnin.

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Image numérique d\'Hinkley Point
Image numérique d'Hinkley Point (HO / EDF ENGERY)