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Membre de la famille des Grimaldi, Albert II, 52 ans, est prince régnant de Monaco depuis avril 2005

Sportif accompli, Albert II est le prince régnant de Monaco depuis la mort de son père Rainier III. Homme politique, diplomate, il veut surtout, à l'exemple de son père, développer son petit État de deux kilomètres carrés.
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France Télévisions Rédaction Culture
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Le Prince Albert II, le 19 novembre 2009 lors de la Fête nationale à Monaco. (AFP/Valery Hache)

Sportif accompli, Albert II est le prince régnant de Monaco depuis la mort de son père Rainier III. Homme politique, diplomate, il veut surtout, à l'exemple de son père, développer son petit État de deux kilomètres carrés.

Né le 14 mars 1958 à Monaco, Albert, Alexandre, Louis, Pierre, prince souverain de Monaco, marquis des Baux, est le deuxième enfant de la princesse Grace, mortellement blessée dans un accident de la route le 14 septembre 1982, et du prince Rainier III, décédé le 6 avril 2005.

Albert, homme d'apparence simple et décontractée, s'est attaché à donner, comme son père, l'image d'un homme posé, moderne, à l'écoute des autres. Il apparaît néanmoins plus accessible, abordable et moins "autocrate" que Rainier. Il revendique aussi une "éthique" et une "honnêteté" indispensables à ses yeux pour bien gouverner "le Rocher".

Pendant longtemps, le prince est passé pour un "célibataire endurci". "Je me suis plu dans ce célibat prolongé qui me donne une certaine liberté. Mais rassurez-vous, je me marierai", assurait-il en novembre 2005. Albert II a exprimé son intention de "fonder un foyer et d'avoir des enfants," en commentant pour la première fois ses fiançailles, annoncées le 23 juin.

Plus réservé et timide que ses sœurs Caroline et Stéphanie, Albert n'en a pas moins connu une vie privée agitée et plusieurs liaisons lui ont été prêtées. Il est aussi deux fois père mais aucun de ses enfants, une fille et un garçon, reconnus officiellement après son accession au trône, ne pourra lui succéder, selon la Constitution. Il s'agit de Jazmin Grace, 19 ans, dont la mère, Tamara Rotolo, est une ex-serveuse américaine, et Alexandre, six ans, fruit d'une liaison avec Nicole Coste, une ancienne hôtesse de l'air française, togolaise de naissance.


Contrairement à son père et son grand-père Louis II, Albert II, est un véritable "enfant du pays", qui a fait à Monaco toute sa scolarité jusqu'au lycée public. Son parcours universitaire sera américain : il est diplômé en Sciences politiques du Amherst College, dans le Massachusetts. Il se flatte d'une "éducation libérale à l'américaine". Mais son attachement à la France est profond. C'est dans l'Hexagone qu'il a fait son service militaire, comme enseigne de vaisseau deuxième classe à bord du navire-école Jeanne d'Arc.

Cet homme de culture, qui a combattu toute sa vie des difficultés d'élocution, aime s'exprimer en monégasque, langue ligure d'influence italienne et espagnole, et est bilingue français-anglais.

C'est aussi un sportif accompli. Il a participé au sein de l'équipe monégasque de bobsleigh à cinq jeux Olympiques, et fait le "Dakar". Il s'est distingué en athlétisme, handball, tennis, squash, ski, et est ceinture noire de judo.

Homme politique, diplomate, Albert II veut surtout, à l'exemple de son père, développer son petit État de deux kilomètres carrés - 32 000 résidents, 8 000 nationaux monégasques -, et rompre avec l'image d'un pays souvent considéré comme un "paradis fiscal", peuplé de banquiers. Il a lancé en novembre 2009 un projet d'extension de Monaco vers la mer, d'une étendue de cinq hectares, permettant de créer un nouvel espace économique et immobilier de 300 000 m2.

Son autre combat est l'environnement. La Méditerranée est "gravement menacée" et "il faut la sauver," expliquait-il le jour de son cinquantième anniversaire. Il exaltait ce même jour "le lien particulier qui unit depuis 700 ans le prince à ses sujets monégasques".

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