Maxence, 6 ans, va recevoir une prothèse de main imprimée en 3D

Un enfant de six ans est le premier en France à recevoir aujourd’hui une prothèse de main fabriquée grâce à une imprimante 3D.

(Maxence reçoit aujourd'hui une prothèse semblable à celle-ci © Jen Martin Studios)

“La main de super-héros” : c’est ainsi que Maxence surnomme déjà la prothèse que le concepteur doit lui remettre aujourd’hui en main propre. Le petit garçon est né avec une malformation, sans main droite. C’est lui qui a choisi les couleurs de cette main. Elle sera verte, bleue et orange, avec un M inscrit dessus pour “superMax”.

Particularité de cette prothèse : elle a été fabriquée grâce à une imprimante 3D. La famille de Maxence n’a rien eu à débourser car elle l’a commandée sur internet, auprès de l’ONG e-NABLE: c'est la première fois qu'un enfant français obtient ce type de prothèse grâce au réseau philantropique. "Dans le cas de Maxence, ce qui est formidable, c'est que cela a été créé par une petite imprimante 3D de bureau qui coûte en dessous de 2000 euros" , déclare Alexandre Martel, fondateur du site 3Dnatives. "Ce sont des prothèses qui n'ont rien à voir avec des prothèses médicales. La différence, c'est le prix : entre 50 et 200 euros."

"On peut réparer et customiser la prothèse aux couleurs de l'enfant et de son super-héros" - Alexandre Martel, fondateur du site 3Dnatives
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Pour s’assurer que la prothèse soit adaptée à Maxence, la famille a donné les dimensions de l’enfant et envoyé des photographies de sa main. L’enfant ne subira pas d’opération ni de greffe.

Un scratch vient la fixer au poignet, tandis que des vis et des élastiques permettent de faire bouger les doigts. “Ce n’est pas du tout une prothèse médicalisée proprement dite, puisqu’elle n’a rien des technologies des dernières prothèses électriques” , explique Virginie Contegal, la mère de Maxence. “C’est une prothèse uniquement mécanique, qui fonctionne avec le fait que l’enfant ou l’adulte d’ailleurs bouge ce qu’il a comme partie mobile qui est rattaché à la prothèse par scratch, et ça fait fermer ou ouvrir la main.”

Grâce à cette prothèse, Maxence pourra désormais effectuer des gestes simples comme attraper et tenir ses jouets ou ses couverts. La famille pourra investir dans une prothèse plus élaborée lorsqu’il grandira. Même si Maxence la casse d’ici là, les matériaux utilisés et son coût peu élevé permettront de la réparer facilement.

"C'est vraiment un objet ludique qui rentre dans son quotidien" - Virginie Contegal, mère de Maxence
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