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Les associations caritatives ont du mal à joindre les deux bouts

Les restos du cœur ont besoin de cinq millions d’euros pour boucler leur budget. Le secours catholique s’attend à distribuer plus de 2.400.000 de repas cette année. Le sujet pourrait devenir très politique avec la campagne pour la présidentielle.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Eric Gaillard Reuters)

Les restos du cœur cherchent déjà cinq millions d’euros pour
boucler leur budget de la saison 2011-2012 qui vient pourtant juste de commencer.
Il faut dire que l’an dernier l’association de Coluche a aidé 860.000 bénéficiaires.
C’est 12 fois plus que lors de la création des restos du cœur il y a 27 ans. Une
tendance qui se vérifie un peu partout. Au secours populaire par exemple, ce sont
2.000.000 de personnes qui ont été aidées il y a deux ans. En 2010, le chiffre est
passé à 2.400.000. Et cette année, ses responsables s’attendent à une nouvelle hausse
des demandes.****

Faire plus avec moins

Il faut dire que si les besoins augmentent, les ressources
des associations caritatives, elles stagnent ou diminuent. C’est ainsi que le
Programme européen d’aide aux plus démunis qui permet de financer l’aide
alimentaire de 18 millions de personnes dans 19 des 27 pays de l’Union
européenne reste le même. Il disparaitra même dans deux ans. Or parallèlement, les
besoins eux ne cessent d’augmenter. Conséquence, il faut faire plus avec
moins d’argent.

Le sujet pourrait devenir politique

Des difficultés des associations qui pourraient se retrouver
très rapidement dans les débats de la campagne pour l’élection présidentielle. Nicolas
Sarkozy l’a bien senti. Le président de la République s’est ainsi déplacé dans
un centre des restos du cœur du 15e arrondissement de Paris  juste avant noël pour mettre à l’honneur
toutes les bénévoles qui viennent en aide à ceux qui souffrent. Un déplacement
symbolique mais insuffisant pour la socialiste Marisol Touraine, chargée du pôle
social dans l’équipe de François Hollande. Cette dernière qui parle également
de "sinistre bilan d’une droite qui a fait de la dénonciation des
pauvres comme fraudeurs et assistés sa marque de fabrique". Quand on vous disait
que le sujet pouvait devenir politique.

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