Le site de rencontres extraconjugales Gleeden attaqué en justice par des associations catholiques

Les Associations familiales catholiques (AFC) s'appuient sur le code civil, qui mentionne le devoir de "fidélité" entre les époux.

La page d\'accueil du site internet de rencontres extraconjugales Gleeden, le 27 janvier 2010.
La page d'accueil du site internet de rencontres extraconjugales Gleeden, le 27 janvier 2010. (LOIC VENANCE / AFP)

Est-il légal de faire de la publicité pour des rencontres extraconjugales ? Les Associations familiales catholiques (AFC) accusent le site Gleeden de promouvoir l'infidélité en violation du code civil, et demandent à la justice d'intervenir. Le site, qui rassemble 2,3 millions de membres, principalement en Europe, dont plus d'un million en France, a une spécialité : les aventures entre personnes mariées.

"Derrière l'infidélité, il y a des enfants, des familles brisées, des drames familiaux", prévient l'avocat des AFC, Henri de Beauregard. Cette fédération d'organisations catholiques conservatrices a annoncé, mercredi 18 février, avoir assigné devant le tribunal de grande instance de Paris la société éditrice de Gleeden, Black Divine, pour "contester la légalité du site et de ses communications publicitaires".

Les associations catholiques s'appuient sur le code civil

Pour les AFC, Gleeden, en facilitant "l'adultère", fait "la promotion publique de la duplicité, du mensonge et de la violation de la loi". Si l'infidélité n'est plus une faute pénale depuis 1975, l'article 212 du code civil dispose que "les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance". Du coup, pour Me Henri de Beauregard, "la convention entre le site et ses membres est irrégulière car basée sur la promotion de comportements illicites". De son côté, Gleeden affiche une ligne de défense assez simple : "On n'oblige personne, c'est un service que l'on rend."

Le site français et ses publicités dans les transports en commun ont suscité, ces dernières semaines, de vives protestations dans plusieurs villes d'Ile-de-France, notamment via les réseaux sociaux. L'objet de la discorde : une affiche évoquant la tentation d'Eve, avec une pomme croquée sous le titre : "Le 1er site de rencontres extraconjugales pensé par des femmes".