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Le proviseur n'aime pas les shorts

Une lycéenne d'Etampes a été temporairement exclue pour avoir manifesté contre une tenue trop stricte au lycée
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France Télévisions
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La mini-jupe et le short, non grata dans un lycée d'Etampes. (© France 2)
Une lycéenne d'Etampes a été temporairement exclue pour avoir manifesté contre une tenue trop stricte au lycéeUne lycéenne d'Etampes a été temporairement exclue pour avoir manifesté contre une tenue trop stricte au lycée La lycéenne avait organisé une "manifestation" de protestation après que des élèves portant des shorts ou des mini-jupes eurent fait l'objet de remarques à la rentrée.

L'organisation lycéenne Fidl a dit jeudi être "consternée" par "l'attitude puritaine" de la direction du lycée Saint-Hilaire et a appelé à une journée "tenues courtes" mardi.

Certains élèves avaient décidé d'organiser une "journée du short" pour protester contre les réflexions que certaines tenues avaient suscité de la part de l'encadrement du lycée.

Selon l'inspecteur d'académie de l'Essonne Christian Wassenberg, "personne n'a été sanctionné pour le port d'un short". La sanction a, selon lui, été prise pour le trouble causé à l'ordre de l'établissement par cette "manifestation", organisée contre le proviseur, qui a pris ses fonctions à la rentrée.

"En fait, les jupes au-dessus du genou, les bermudas et autres jeans qu'on a toujours portés sont devenus un problème. Sans que personne ne nous explique pourquoi. On ne va pas mettre des jupes bleu marine et des socquettes blanches, racontait Laura, une élève de première, dans "Le Monde".

Les parents d'élèves de la FCPE, qui trouvent tout à fait décentes les tenues de leurs enfants, ont décidé, eux, de distribuer des tracts en short devant l'établissement, en grève les 14 et 15 septembre pour protester contre des classes trop chargées, rapporte le quotidien.

Non content d'interdire certaines tenues, le proviseur aurait aussi sévi contre les baisers. Résultat, depuis ces sanctions, "le bras de fer continue à Etampes et mécontents que les amoureux soient séparés, les élèves voudraient bien organiser une journée «the right to kiss», pour avoir le droit de s'embrasser à la récré sans craindre le retour à la case maison", note "le Parisien".

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