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Le Parisien/Aujourd'hui en France à nouveau en grève

Le personnel du quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France a de nouveau voté une grève reconductible de 24 heures. Il ne paraîtra donc pas ce mercredi. les salariés protestent contre un plan de restructuration qui prévoit au moins 35 suppressions d'emplois.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Radio France &copy RF)

C'est la seconde fois en moins d'une semaine. Une rareté dans l'histoire du journal basé à Saint-Ouen, tout près de Paris. Les salariés du Parisien/Aujourd"hui en France ont de nouveau voté la grève, comme jeudi dernier. Elle est reconductible de 24 h en 24 h. Le quotidien ne sortira donc pas ce mercredi, et son absence risque de durer.

C'est toujours le plan “d'économie et de relance” concocté par la direction qui est la cible du personnel. Sa mesure la plus spectaculaire est la suppression de 35 emplois, sous forme de départs volontaires, soit 10% de l'effectif des journalistes possédant une carte de presse dans le journal. Un début, craignent les salariés. Réunis en assemblée générale mardi, ils ont réaffirmé leur “refus du plan 2010” confirmant leur “opposition à toute suppression nette d'emploi”.

L'assemblée générale “exige la présentation immédiate de l'ensemble des
projets économiques et rédactionnels de la direction” et “mandate les
représentants du personnel pour rencontrer la direction”. Cette motion a été adoptée à l'unanimité, moins 10 voix contre et 2 abstentions, selon le texte de la motion. Une nouvelle assemblée générale est convoquée mercredi 2 décembre, à 12 heures.

Face à cette mobilisation, le directeur général du groupe, Jean Hornain, a estimé que la crise actuelle n'était pas “un prétexte”. Pour lui, “ne rien faire serait irresponsable”. “Le projet que j'ai présenté la semaine dernière est une réponse adaptée à notre situation”, assure-t-il. Ce projet “prévoit un plan de développement de nos titres et de nos activités numériques, il comprend un nombre limité de départ exclusivement sur la base du volontariat”.

Jeudi dernier, les personnels du Parisien réunis en assemblée générale
avaient voté une grève d'avertissement, demandé à être reçus par la direction et exigé le retrait du plan qui avait été présenté plus tôt dans la journée par Jean Hornain, directeur général du groupe.

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