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Le gouvernement organise le dialogue avec les représentants de l'islam

Un forum de dialogue est lancé lundi sous l'égide de Manuel Valls et du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en présence des principaux représentants de l'islam en France. Annoncée au lendemain des attentats de janvier 2015 par François Hollande, cette instance vise à examiner, avec toutes les composantes de la deuxième religion de France, les questions qui préoccupent les musulmans.
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Radio France
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 (En février dernier, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait réuni les représentants du Conseil français du culte musulman place Beauvau © MAXPPP)

C'était une demande de François Hollande lors de sa conférence de presse après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher.  Le chef de l'Etat avait durement critiqué le Conseil français du culte musulman (CFCM), "incapable" avait-il dit "de faire prévaloir un certain nombre de règles partout sur le territoire". Il avait donc invité le gouvernement à "renforcer la représentativité du CFCM" et à travailler avec lui sur des "questions bien précises comme la formation des imams". 

Rassembler au-delà du CFCM

Appel entendu, à quelques jours du Ramadan. Manuel Valls lance ce matin place Beauvau la première réunion d'une "instance de dialogue avec l'islam de France". Une centaine de représentants musulmans sont attendus : imams, aumôniers, théologiens musulmans et représentants d'associations, ils sont venus de toute la France  et représentent des courants très différents de l'islam : des soufis aux littéralistes du Tabligh en passant par les Frères musulmans de l'UOIF, mais pas de salafistes avérés selon le ministère de l'intérieur.

Objectif : décloisonner les courants de l'islam

C'est Manuel Valls qui ouvrira la journée, suivi de Dalil Boubakeur, le président du CFCM. Puis quatre tables rondes seront installées, sur des sujets comme les actes anti-musulmans et l'image de l'islam, la question de la construction et de la gestion des mosquées et la formation des aumôniers. Le thème de la radicalisation n'a pas été retenu, "trop sensible politiquement" a estimé le ministère de l'Intérieur.

Pour Bernard Cazeneuve, l'objectif est double : dialoguer une à deux fois par an avec une instance musulmane comme c'est le cas avec les catholiques et surtout décloisonner les courants de l'islam pour qu'ils avancent ensemble sur des dossiers très concrets, bloqués par les dysfonctionnements au sein du CFCM.

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