Le gouvernement fixe les droits de scolarité

Le ministère de l'enseignement supérieur a déterminé les taux annuels de scolarité dans les universités publiques

Le ministère de l'enseignement supérieur a déterminé les taux annuels de scolarité dans les universités publiquesLe ministère de l'enseignement supérieur a déterminé les taux annuels de scolarité dans les universités publiques

Les étudiants en licence doivent débourser 171 euros (114 euros au taux réduit) et ceux inscrit en master, 231 euros (taux réduit fixé à 153 euros) pour l'année universitaire 2009-2010.

En doctorat, ces droits sont de, 350 euros (233 euros à taux réduit), le même montant que pour diriger des recherches.

Même addition pour les étudiants en médecine, pharmacie, chirurgie dentaire: 171 euros pour le premier cycle et la première année du second cycle et 231 euros pour la suite. Certains cursus de médecine sont tout de même beaucoup plus coûteux. La préparation d'un diplôme d'Etat de psychomotricien dans un établissement public revient notamment à 1.188 euros.

Dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), les droits sont fixés à 231 euros en première année, selon un second arrêté également signé par le ministre du budget Eric Woerth et la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse.

La publication de ces taux dans deux arrêtés parus samedi au Journal officiel interveint sur fond d epolémique.

Mi-juillet, dans son rapport annuel, l'Unef avait assuré que 29 universités (sur 80) "continuent à réclamer des frais d'inscription illégaux aux étudiants" pour la rentrée 2009, se mettant ainsi "hors la loi". Cela montre que "certaines universités font de la résistance et font le choix d'aller chercher dans la poche des étudiants l'argent que l'Etat leur refuse", avait ajouté le syndicat étudiant.

Au-delà des droits annuels de scolarité, certaines universités ajoutent des droits complémentaires, au titre des frais de dossier ou de prestations spécifiques, comme des cours de langues ou des semestres à l'étranger.

Le ministère de l'Enseignement supérieur affirme de son côté que tout est fait pour lutter contre les frais illégaux.