Le contrôleur des prisons inquiet pour l'hospitalisation des détenus

Dans son avis publié ce jeudi au Journal officiel, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) s'inquiète des conditions d'hospitalisation des détenus. Adeline Hazan relève qu'elles sont plus restrictives que les conditions de détention classiques.

(Adeline Hazan, contrôleur général des lieux de privation de liberté © Maxppp)

 Les droits fondamentaux des détenus ne seraient pas respectés lorqu'ils sont hospitalisés. Dans un avis publié ce jeudi au Journal officiel, la contrôleur général des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, relève plusieurs manquements qui rendent les conditions d'hopspitalisation des détenus plus dures que les conditions de détention en prison.

"Les personnes détenues sont menottées et entravées (...) parfois même pendant les interventions chirurgicales"

Elle pointe notamment le non-respect du maintien des liens familiaux et l'impossibilité d'avoir accès à la télévision, à la radio ou à la presse. Tout en reconnaissant que le niveau des mesures de sécurité en cas d'hospitalisation doit être évalué individuellement en fonction de la dangerosité présumée du détenu, elle regrette la sévérité de ce mesures : "une grande partie d'entre elles, les personnes détenues sont menottées et entravées lors du transfert mais aussi pendant les consultations et examens médicaux, voire parfois même pendant les interventions chirurgicales ", regrette-t-elle.

Respect du secret médical

Si le nombre de détenus extraits de prison pour être hospitalisés est trop important, c'est à cause du "faible nombre de spécialistes intervenant en détention ", relève le CGLPL qui préconise un renforcement de la présence des spécialistes dans les unités sanitaires des prisons et déplore une prise en charge "insatisfaisante ". Elle demande aussi le respect du secret médical et recommande à ce titre que les consultations se fassent en dehors de la présence de l'escorte, ce qui, du point de vue de la police, pose des problèmes de sécurité en raison du risque d'évasion.