Larzac : l'arrivée à peine contestée des légionnaires

Fin juillet, le ministère de la Défense a annoncé l'arrivée sur le camp militaire du Larzac de la 13e Demi-brigade de la Légion étrangère (DBLE). On est loin de la contestation historique des années 70.

(Le renforcement des troupes militaires au camp du Larzac est prévu pour 2016 © Radio France/Stéphane Iglésis)

D'ici 2018, ce sont environ 1.200 légionnaires qui arriveront en famille sur le plateau du Larzac.  Il n’est pas question d'agrandir le périmètre actuel du camp mais plutôt de densifier son occupation. La nouvelle a été bien accueillie par les élus locaux, tous bords confondus, mais certains résistants de la première heure ne voient pas cette arrivée d'un bon œil. Toutefois, près de quarante ans après la bataille historique contre l’extension du camp, la grogne commence à prendre forme contre ce qui demeure un symbole d’après les protestataires du moment.

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Ce samedi, un premier rassemblement de protestation a été organisé devant la sous-préfecture de Millau. Une centaine de personnes ont manifesté contre la hausse des effectifs au camp. 450 soldats seront présents dès 2016. Christine est membre du collectif "contre l’arrivée de la Légion". Elle ne veut pas voir les militaires et pour elle, comme à la première heure du combat commencé en 1971, la vocation du terrain reste "pastorale, agronomique, agricole et pacifique" .

En revanche, pour José Bové, autre opposant historique du camp militaire, l’actualité du Larzac est un non-évènement, un simple changement de locataire et même une opportunité à utiliser pour les paysans.

"Je peux comprendre qu’on soit déçus que le camp ne soit pas abandonné (…) Faisons en sorte qu’au contraire, on profite de cette situation pour dire au ministre de la Défense, vous avez un camp militaire, vous avez un nouveau régiment, toutes les terres vous n’en avez pas besoin. Chiche, rendez ces terres aux paysans."

 

Le reportage de Stéphane Iglésis sur le plateau du Larzac
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Le débat pourrait monter en puissance dans les semaines qui viennent, même si pour l’instant, ce n’est pas encore la mobilisation générale contre l’arrivée des légionnaires.