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L'échec de la journée mondiale sans Facebook

Interdiction, ce vendredi, de se rendre sur le plus célèbre des réseaux sociaux. Du moins si vous suivez le mouvement. Lancé il y a trois ans, la journée mondiale sans Facebook n'a jamais vraiment trouvé son public. Plusieurs objectifs étaient définis : lutter contre la cyber-dépendance, pointer du doigt l'addiction de certains internautes et protester contre la publicité de plus en plus présente sur le site. Aussi, ses promoteurs demandaient une plus grande sécurisation de nos données personnelles. 
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Franceinfo (Franceinfo)

Sur leur page Facebook, ce vendredi midi, 254 personnes affirment participer à
la journée mondiale sans Facebook. Un échec cuisant pour une page qui avait fait la promotion de cette
journée mondiale sur Facebook : près de 2500 personnes étaient invitées à y
participer. Dans le monde, en mars 2013, 1,11 milliards de personnes utilisaient le réseau. Et peu sont prêts à s'en passer.

Impossible de ne pas se
rendre, machinalement, sur le site pour "liker", "poker", regarder les photos de
ses amis. Pour leur parler, aussi. C'est le cas de Guillaume, 25 ans, qui l'affirme
au micro de Sébastien Germain, de France Bleu Belfort. Pour lui, "certains
pensent qu'on est mort socialement sans Facebook
".

D'autres, moins accros, utilisent Facebook au travail mais n'ont
pas de page personnelle. Eddy ne voit pas l'intérêt de s'exhiber. "Raconter
les détails de sa vie sur Facebook, je trouve ça un peu ridicule
", dit-il.
Amélie, 27 ans, est pour sa part gênée par le "voyeurisme " inhérent
selon elle au réseau social. A Thibaud Mougin, de France Bleu Auxerre, elle
confie toutefois s'y rendre chaque jour.

"Facebook c'est un petit peu ringard "

C'est ce que pense Marine, lui préférant Snapchat, réseau social plus jeune. Bertrand, lui, estime "que Facebook n'a pas d'intérêt" quand certains parents, comme Laëtitia, s'inquiètent des dangers que peuvent y rencontrer leurs enfants. 

En septembre 2013, une décision de la cour d'appel de Pau avait fait jurisprudence. La cour avait estimé que passer trop
temps sur Facebook peut être une cause réelle et sérieuse de licenciement. 

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