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Vague de suicides : Lombard et deux anciens cadres de France Telecom chez le juge

L'ex-PDG de France Télécom, Didier Lombard, et deux autres anciens dirigeants de l'entreprise, sont convoqués ce mercredi et jeudi par le juge d'instruction chargé de l'enquête sur la vague de suicides de salariés en 2008 et 2009. Ces auditions pourraient déboucher sur des mises en examen.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

L'ancien PDG de France Télécom, Didier Lombard, a été entendu mercredi matin par le juge en charge de l'enquête sur les suicides survenus au sein de l'opérateur de téléphonie entre 2008 et 2009. 
L'ancien DRH Olivier Barberot et l'ex-numéro 2 de l'entreprise Louis-Pierre Wenes doivent être entendus à leur tour mercredi après-midi et jeudi matin.
Didier Lombard, aujourd'hui âgé de 70 ans, et ses anciens cadres, pourraient être mis en examen pour harcèlement moral.

L'entreprise France Télécom, en tant que personne morale, est convoquée vendredi par le juge Pascal Gand en vue d'une possible mise en examen pour "harcèlement moral" dans cette enquête ouverte depuis avril 2010, a confirmé de son côté la direction de l'opérateur. Plusieurs anciens hauts cadres doivent également être entendus et peut-être mis en examen, ont ajouté les sources proches du dossier.

Un dossier portant sur plus de 35 suicides

Cette enquête pour "harcèlement moral" instruite au pôle santé public du tribunal de grande instance de Paris avait été lancée en avril 2010 après un rapport de l'Inspection du travail mettant en cause la politique de gestion du personnel et une plainte de la fédération Sud-PTT fin 2009.

Le dossier entre les mains de la justice porte sur plus de 35 suicides chez France Télécom. Le rapport de l'Inspection du travail avait notamment analysé 14 cas de "suicides, tentatives de suicides et de dépression pathologique ", liés selon elle à la politique globale du personnel et susceptibles d'une qualification pénale. 

L'Inspection du travail pointait notamment "la politique de réorganisation et de management" menée depuis 2006 et soulignait que les dirigeants de France Télécom avaient été alertés "à maintes reprises (...) des effets produits sur la santé des travailleurs". Engagée dans des restructurations, l'entreprise avait notamment supprimé  22.000 postes entre 2006 et 2008 et procédé à 10.000 changements de métier  durant cette même période.

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