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Tariq Ramadan demande sa libération après une nouvelle confrontation avec l'une de ses accusatrices

L'intellectuel réclame un placement sous contrôle judiciaire avec remise de son passeport suisse. Il s'était vu rejeter cette demande début août par la cour d'appel de Paris.

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France Télévisions
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Le théologien Tariq Ramadam à Genève en Suisse, le 23 mars 2016. (SALVATORE DI NOLFI / KEYSTONE/AFP)

L'intellectuel musulman Tariq Ramadan, incarcéré depuis sept mois pour des soupçons de viols qu'il conteste, a été confronté mardi 18 septembre à sa deuxième accusatrice : un face-à-face de plus de huit heures au terme duquel sa défense a annoncé déposer une troisième demande de mise en liberté.

"Je ne comprendrais pas qu'elle ne soit pas acceptée dans la mesure où il a été indiqué au mois de juillet que c'était l'absence de cette confrontation qui s'opposait à sa remise en liberté", a déclaré son avocat Me Emmanuel Marsigny, à la sortie du bureau des juges d'instruction au tribunal de Paris.

Visé par une instruction pour viol en Suisse

Le théologien suisse de 56 ans, mis en examen et écroué depuis le 2 février, avait été confronté le 19 juillet à Henda Ayari, sa première accusatrice. Mais l'état de santé de la deuxième plaignante, surnommée "Christelle", avait entraîné le report au 18 septembre de leur confrontation chez les juges.

Tariq Ramadam réclame un placement sous contrôle judiciaire avec remise de son passeport suisse et une caution préalable de 300 000 euros. Il s'était vu rejeter cette demande début août par la cour d'appel de Paris. En Suisse, Tariq Ramadan est également visé par une instruction pour viol, ouverte mi-septembre à Genève après la plainte d'une femme déposée en avril.

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