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Surirradiés d'Epinal : jugement aujourd'hui

Trois mois après le procès, c'est ce mercredi que le tribunal correctionnel de Paris doit prononcer son jugement. 18 mois ferme ont été requis contre les deux anciens médecins de l'hôpital d'Epinal, un an ferme contre le radiophysicien. C'est le plus grave accident du genre en France.
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Radio France
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  (Maxppp)

C'est une "vieille" affaire qui doit trouver sa conclusion judiciaire ce mercredi. Entre 2001 et 2006, près de 450 patients de l'hôpital d'Epinal, traités pour des cancers de la prostate, ont été victimes de surdoses de radiation. Au moins 12 personnes en sont mortes à ce jour.

Au procès, en octobre, des peines de prison ferme ont été requises : quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, à l'encontre des deux anciens médecins, Michel Aubertel et Jean-François Sztermer ; trois ans, dont un an ferme, contre le radiophysicienJoshua Anah, chargé du paramétrage des appareils. De la prison avec sursis, 12 mois, a également été réclamée contre l'ex-directrice de la Ddass des Vosges, et l'ancien directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation Lorraine.

Plusieurs dysfonctionnements

Parce que les médecins n'ont pas compris la procédure enseignée par le radiophysicien Joshua Anah, lors d'un changement de logiciel en mai 2004, un premier groupe de 24 patients a été surirradié. 

Un second groupe de 424 victimes est à mettre sur le compte d'un autre dysfonctionnement : l'absence de prise en compte, dans le calcul final des radiations, des doses délivrées lors des contrôles précédant le traitement.

Lors du procès, les avocats de la défense ont pointé du doigt le manque de connaissances, à l'époque. Le "SOS" lancé en 2001 par l'association professionnel des radiophysiciens, qui s'inquiétait du manque de spécialistes de cette discipline...

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