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Soupçonné à tort de financer le terrorisme, un ex-agent de Roissy porte plainte

Un agent de fret de l'aéroport de Roissy avait été privé de son badge d'accès et avait été licencié. De confession musulmane, il dénonce un "amalgame". 

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France Télévisions
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Un ancien agent de fret porte plainte contre X pour discrimination. Soupçonné à tort de financer le terrorisme, il avait été privé de son badge d'accès à l'aéroport de Roissy, et licencié par son employeur. (ALEXANDER KLEIN / AFP)

JUSTICE - Soupçonné à tort de financer le terrorisme, un agent de fret de l'aéroport de Roissy a décidé de porter plainte pour discrimination, faute d'avoir pu conserver son emploi. Ce père de famille de 30 ans s'était vu retirer son badge d'accès à la zone sécurisée en mars 2012, ce qui lui empêchait de continuer de travailler pour la Fedex qui l'avait embauché en septembre. La société l'avait alors licencié.

"J'étais soupçonné de financer un réseau terroriste"

Adressée cette semaine au procureur de la République de Paris, cette plainte contre X vise des faits de "discrimination opérée à raison de la religion", a expliqué son avocat, Me Hosni Maati, qui assure que le badge a été retiré à son client parce qu'il est musulman.

Tout a débuté avec une lettre recommandée de la préfecture de Seine-Saint-Denis. "On me disait que je n'étais plus habilité à utiliser le badge d'accès à la zone sécurisée de l'aéroport, qui m'avait été attribué six mois plus tôt", explique l'ancien employé."Finalement, on m'a donné un numéro au ministère de l'Intérieur. Là, on m'a indiqué que j'étais soupçonné de financer un réseau terroriste. Je suis tombé des nues !"

Le tribunal administratif lui a déjà donné gain de cause 

Seule explication possible selon lui, une donation de 20 euros effectuée début 2012 pour le financement d'un lieu de culte musulman à Creil (Oise). Son avocat dénonce un "amalgame" et saisit au mois de juillet  le tribunal administratif d'Amiens, qui donne gain de cause à l'agent et demande la restitution du badge. Il est toutefois trop tard pour permettre à l'agent de retrouver son emploi chez Fedex.

Celui-ci décide alors de porter l'affaire au pénal. Après des mois sans salaire, l'homme a retrouvé récemment un emploi dans un autre secteur. "Aujourd'hui, je veux connaître la vérité et être lavé de tout soupçon".

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