Sondages de l'Élysée : Pierre Giacometti mis en examen

Pierre Giacometti, sondeur et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen ce mardi pour recel de favoritisme dans l'affaire des sondages de l'Élysée. C'est la deuxième mise en examen dans ce dossier, après celle de Patrick Buisson, proche conseiller de Nicolas Sarkozy.

(Pierre Giacometti, en juin 2009 à Paris © MaxPPP)

Le consultant de Nicolas Sarkozy, Pierre Giacometti a été mis en examen ce mardi pour recel de favoritisme dans l'affaire dite des sondage de l'Élysée. La justice enquête depuis trois ans sur la régularité des contrats conclus pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy entre la présidence et neuf instituts de sondage, notamment la société Publifact de Patrick Buisson. Les sondages commandés portaient sur des sujets aussi variés que l'impact de l'affaire DSK ou l'image de l'ex-première dame Carla Bruni. 

Plus de deux millions d'euros de sondages

"Il n'est absolument pas mis en cause pour un quelconque détournement de fonds publics" , a commenté l'AFP son avocat Patrick Maisonneuve, évoquant un "délit formel" autour de l'absence d'appel d'offres. En effet, le juge Tournaire, en charge de l'affaire, reproche au patron de la société Giacometti-Peron d'avoir touché pour 2,56 millions d'euros pour des sondages commandés entre 2008 et 2012 sans appel d'offres. Des sommes dévoilées par l'association contre la corruption Anticor qui a déposé. Les autres instituts, qui ont aussi fourni de telles prestations, vont être entendus.

Le 28 juillet dernier, l'ex-directeur général d'Ipsos France avait été placé en garde à vue et interrogé par des enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) à Paris. 

La deuxième mise en examen dans le dossier

C'est la deuxième mise en examen dans ce dossier, après celle de Patrick Buisson, intervenue fin juillet, pour recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics. D'autres personnalités proche de Nicolas Sarkozy, comme son ancienne directrice de cabinet, Emannuelle Mignon ou encore Claude Guéant, ont été inquiétées. Sans toutefois être mises en examen.