Sarkozy veut la perpétuité pour les crimes sexuels répétés

Le président candidat a fait une nouvelle série de propositions devant l'Institut pour la justice (IPJ) samedi. 

Nicolas Sarkozy s\'exprime devant l\'Institut pour la justice à Paris le 31 mars 2012.
Nicolas Sarkozy s'exprime devant l'Institut pour la justice à Paris le 31 mars 2012. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Nicolas Sarkozy veut renforcer les sanctions les criminels, notamment sexuels. "Je veux que les crimes sexuels répétés, jugés au cours de la même procédure, puissent être punis par la réclusion criminelle à perpétuité au lieu de vingt ans de prison comme aujourd'hui", a déclaré samedi 13 mars le président candidat devant l'Institut pour la justice (IPJ).

Pour justifier cette mesure, Nicolas Sarkozy a pris pour exemple l'affaire Patrick Trémeau, un violeur multirécidiviste condamné en février 2009 à trois viols commis dès sa sortie de prison. "Je veux rappeler simplement un crime d'un monstre, Patrick Trémeau, onze viols, quinze ans de prison. Vous savez pourquoi ? Parce qu'il n'était pas un récidiviste. Eh bien à sa sortie de prison, ce M. Trémeau a repris sa carrière de violeur en série", s'est-il indigné.

Plus de "fermeté" pour les mineurs délinquants

Le chef de l'Etat a en outre commenté le fait divers qui a coûté lundi la vie au jeune Alexandre en Seine-Maritime, en prônant plus de "fermeté" pour les mineurs délinquants. "C'est un règlement de comptes mafieux orchestré par des adolescents qui n'en sont plus", a-t-il estimé, ajoutant : "C'est toute la société française qui attend des actes."

Le chef de l'Etat a en outre répété vouloir étendre les peines planchers, très critiquées par la gauche qui veut les supprimer, à la réitération, c'est-à-dire aux auteurs de crimes et délits différents mais répétés. "C'est aussi grave de commettre des délits différents que de commettre plusieurs fois le même délit", a jugé le candidat de l'UMP.

Nicolas Sarkozy a aussi affiché sa volonté de renforcer la rétention de sûreté, qui permet de maintenir en détention certains criminels jugés dangereux après avoir purgé leur peine, en imposant aux cours d'assises de motiver leur décision de recourir ou non à la détention de sûreté.