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Procès en révision d'Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri

Un an après l’annulation de leur condamnation, Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri cherchent leur réhabilitation. Leur procès en révision devant la Cour d’assises du Gard s'est ouvert ce lundi. Ils avaient été condamnés à 20 ans de prison pour le meurtre d’un dealer en 1997.
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Radio France
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 (Brahim el-Jabri et Abdelkader Azzimani © Maxppp)

L’acquittement d’une peine pour crime est rare, mais ils peuvent l’obtenir. Ce lundi, le procès en révision d'Abdelkader Azzimani et Abderrahim el-Jabri s’est ouvert devant la Cour d’assises du Gard à Nîmes. Les deux hommes avait été condamnés en 2004 par la Cour d’appel à 20 ans de réclusion pour le meurtre d’un dealer de 21 ans en 1997 à Lunel (Hérault). Déjà en 2007, l'avocat général avait exprimé ses doutes.

 

Un jugement annulé le 15 mai 2013 par la Cour de révision car une expertise ADN a en effet mis les enquêteurs sur la piste d'un nouveau suspect. Il a été jugé et condamné en même temps qu'un autre homme en novembre 2013 à 20 ans de réclusion pour "assassinat". Aucun des deux n’a fait appel.

Pour ce procès qui doit s'achever jeudi, Abdelkader Azzimani, 49 ans, et Abderrahim el-Jabri, 48 ans, comparaissent libres. Ils ont obtenu le droit de s’asseoir à côté de leurs avocats, plutôt que dans le box des accusés. En tout, les deux hommes auront passé 12 et 13 ans en prison. "J’espère que c’est la dernière ligne droite et que la justice assumera ses responsabilités ", confie Abdelkader Azzimani, "ce qu’on veut c’est être acquittés et pouvoir circuler librement dans nos tête et dans nos mouvements ". Le verdict est attendu jeudi. Depuis 1945, seuls huit condamnés pour crime ont obtenu un acquittement.

"Ce qu’on veut c’est être acquittés" (Abdelkader Azzimani)
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