Prise d'otage dans une prison d'Alsace, le détenu maîtrisé

Un détenu récidiviste a pris en otage un psychologue une grande partie de la journée de jeudi à la maison centrale d'Ensisheim, dans le Haut-Rhin. Le psychologue retenu a été libéré vers 19h et le détenu maîtrisé.

(La centrale d'Ensisheim lors d'une précédente prise d'otages le 14 août 2013 © MaxPPP)

La prise d'otage à la prison d'Ensisheim, au nord de Mulhouse, dans le Haut-Rhin a pris fin peu avant 19h ce jeudi. En fin de matinée, un détenu s'était retranché dans la salle de consultation médicale de l'infirmerie de la prison, et avait menacé un psychologue. "Il n'y a pas eu de violences pour l'instant" a assuré Christophe Schmitt, délégué FO du personnel pénitentiaire, à France Bleu Alsace. Il a ensuite contacté le journal régional les Dernières Nouvelles d'Alsace pour expliquer son geste : il reproche à l'administration pénitentiaire de ne pas lui avoir accordé de permission de sortie pour se recueillir sur la tombe de son père.

Le détenu auteur d'une précédente prise d'otage en 2014

Selon Christophe Schmitt, le représentant FO du personnel pénitentiaire de la prison d'Ensisheim, dans le Haut-Rhin, s'est indigné ce jeudi après-midi sur France Bleu Alsace, alors qu'un psychologue est toujours retenu en otage par un détenu. "Ce n'est plus supportable" s’est ému le syndicaliste, réclamant "des sanctions exemplaires" pour que ce genre d'incidents ne se reproduise plus.

"Les détenus ne peuvent pas user de moyens si violents pour aboutir à des souhaits ", a commenté le syndicaliste. D'autant, ajoute-t-il, que ce détenu n'en est pas à sa première prise d'otage : "En 2014, à Toul [NDLR : la prison] sa revendication c'était de venir à la maison centrale d'Ensisheim. Aujourd'hui il est là et il recommence ." La même année, à la prison de Metz, il avait été le meneur d'un début de mutinerie.

Les ERIS et le GIGN dépêchés sur place

Pour gérer la prise d'otage, une cellule de crise avait été ouverte au ministère de la Justice et à la préfecture du Haut-Rhin. Les équipes régionales d'intervention et de sécurité [NDLR : unité d'élite de l'administration pénitentiaire chargée de prévenir les évasions et les agressions envers le personnel] et une équipe du GIGN ont été mobilisées sur le site. Les détenus "ont été intégrés dans leur cellule pour le repas et l'effectif des agents est doublé".

(prise otage)