Notre-Dame-des-Landes : des zadistes condamnés pour la manifestation de Nantes

Trois des 14 personnes interpellées à Nantes lors de la manifestation du 22 novembre comparaissaient ce lundi devant le tribunal correctionnel. Une femme de 34 ans a été condamnée à 2 mois de prison ferme. Un aide cuisinier de 19 ans devra rembourser 7.000 euros à la Caisse d'épargne pour des vitrines qu'il nie avoir brisées. Le troisième, un Rennais de 23 ans, a été relaxé

(La manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 22 novembre, à Nantes © Maxppp)

Relaxé faute de preuve. A la sortie de l'audience, l'avocat de ce jeune Rennais de 23 ans, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nantes pour des violences en marge de la manifestation contre le projet de Notre-Dame-des-Landes, fait remarquer de dans le cadre d'un durcissement tant des mouvements à Notre-Dame-des-Landes, que d'un durcissement de la réponse judiciaire, cette relaxe est bienvenue. cela signifie, dit-il, que la justice ne cède pas aux pressions politiques.

Sévères condamnations

En revanche, quand le deuxième prévenu, reconnaît les outrages aux policiers de la BAC, cette même justice n'hésite pas. Même si l'aide cuisinier nantais de 19 ans nie avoir brisé les vitrines de la Caisse d'épargne, elle le condamne à tout rembourser : 7.000 euros. Il a décidé de faire appel.

Enfin quand la troisième prévenue admet s'être retrouvée en première ligne, trois pierres à la main, devant les CRS, la justice condamne encore, très sévèrement : deux mois de prison ferme, et maintient en détention.

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