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Mondial 2022 au Qatar : Vinci accusé de travail forcé

L'association Sherpa affirme avoir déposé plainte pour "travail forcé", "réduction en servitude", "recel" de migrants - des accusations que Vinci récuse en totalité. Le groupe va porter plainte pour diffamation.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Un des nombreux chantier de Doha, au Qatar © MaxPPP)

Des conditions de travail "inhumaines et dangereuses, en violation des lois internationales et même locales" : l'association Sherpa ne mâche pas ses mots à l'encontre de Vinci Construction.

En cause, le chantier du Mondial de football au Qatar, en 2022. Un chantier gigantesque, et lucratif... à quel prix ? "Les passeports sont confisqués par l'entreprise et les travailleurs subissent des menaces s'ils revendiquent leur droit à de meilleures conditions de travail ou de logement, s'ils désirent démissionner ou changer d'employeur. Ils sont ainsi contraints d'accepter des conditions de travail indignes et sans rapport avec la rémunération qu'ils reçoivent."

Sherpa a porté plainte devant le parquet de Nanterre. Pour "travail forcé ", "réduction en servitude " et "recel ".

Le groupe Vinci nie en bloc. "Au Qatar, comme dans tous les pays dans lesquels Vinci intervient, le groupe respecte le droit local du travail et les droits fondamentaux",  fait-on savoir. Et donc, les employés ont "un libre accès" à leur passeport" et "les temps de travail et de repos sont strictement respectés" .

Et Vinci contre-attaque : le groupe annonce à son tour porter plainte pour diffamation.

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