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Mandat d'arrêt contre le père qui enlève sa fille pour aller en Syrie

Le cri d'alarme, lancé notamment sur France Info par une mère de famille de l'Ain, semble avoir porté ses fruits. La jeune femme avait appelé à l'aide, son mari ayant pour projet de rejoindre la Syrie avec leur bébé. Localisé en Turquie, le père est désormais  sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Et la justice turque s'est saisie de l'affaire.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Franceinfo (Franceinfo)

L'homme, un Français âgé de 25 ans est désormais recherché
pour l'enlèvement de sa fille de 20 mois. Il y a une semaine, la mère – dont il
est séparé – avec lancé un cri d'alarme. En octobre, le père avait quitté la France
en enlevant Aïssa, leur bébé de 20 mois. Il a été localisé en Turquie et a
menacé de rejoindre la Syrie pour combattre aux côtés des djihadistes.

Il y a quelques jours, un mandat d'arrêt international a été
lancé par Interpol. Le père et sa fillette, Assia, ont été repérés au sud de la
Turquie, non loin de la frontière syrienne. Un juge turque vient de prononcer à
son encontre une interdiction de quitter le territoire.

Selon le témoignage de la mère, son mari s'est radicalisé
suite à un pèlerinage à la Mecque. "Il ne voulait pas qu'elle aille à l'école
qu'elle écoute de la musique, qu'elle joue à la poupée
", raconte la jeune
femme qui avait longuement témoigné il y a quelques jours sur France Info.

Dans l'attente d'une extradition 

À la suite de leur séparation, les deux parents partageaient
la garde de l'enfant. Depuis, la mère a obtenu la garde exclusive. "Nous
espérons que la Turquie permettra l'arrestation et l'extradition de cet homme
vers la France avec le retour de la petite Assia sur le sol français
",
raconte l'avocat de la jeune femme, Me
Gabriel Versini-Bullara.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères français
assure tout mettre en œuvre pour faciliter la collaboration entre les services judiciaires
turcs et français. Par ailleurs, la mère de famille avait contacté l'Élysée qui
lui avait promis un examen "approfondi" de son dossier par les
ministères concernés. 

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