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Le corps démembré d'Alexandre retrouvé sous des gravats à Pau

La découverte de nouveaux ossements appartenant à l'adolescent de 13 ans disparu le 4 juin dernier à Pau relance l'enquête.

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France Télévisions
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Les fragments d'os d'Alexandre ont été découverts dans ces gravats au bord du Gave de Pau (Pyrénées-Atlantiques) les 19 et 20 octobre. (THIERRY SUIRE/AFP)

Les analyses génétiques sont formelles : les restes humains découverts mercredi 19 et jeudi 20 octobre aux abords du Gave à Pau (Pyrénées-Atlantiques), sur les lieux où avait déjà été retrouvé en juin un fémur du jeune Alexandre, "sont bien ceux de l'adolescent". Le procureur de la République de Pau, Jean-Christophe Muller, l'a confirmé vendredi 21 octobre.

Selon les premiers éléments de l'autopsie communiqués fin juin, le fémur aurait été découpé post-mortem"Ces similitudes [avec les nouveaux ossements retrouvés] devront être confirmées par les experts", a souligné le procureur.

Alexandre Junca, 13 ans, a disparu le 4 juin 2011 aux alentours de 23 heures dans le centre de Pau, alors qu'il rentrait chez son père après une soirée entre amis. Une enquête a été ouverte pour assassinat sur mineur de moins de 15 ans, actes de torture et de barbarie.

Les os trouvés sous quinze tonnes de gravats

Dix jours après la disparition de l’adolescent, une entreprise spécialisée dans l’assèchement des berges entreprend d’ériger une digue sur le Gave, afin de lutter contre les crues. Le 26 juin, la rivière est asséchée lorsqu’une partie d’une jambe d’Alexandre, un fémur, est découverte quelques dizaines de mètres plus loin par un SDF. Les fouilles qui s’ensuivent permettent de retrouver une cuisse, identifiée comme appartenant au même corps. Et puis plus rien.

Depuis lundi, les recherches ont repris. Et c’est justement sous cette digue, dans la vase, qu’ont été trouvés de nouveaux ossements recouverts par quinze tonnes de gravats. Le corps démembré de l'adolescent a ainsi été reconstitué en quasi-totalité. "Le corps a été découpé et jeté. L'amas de gravats est arrivé dessus", a expliqué le procureur. "Loin d'être un obstacle à la découverte des restes", les gravats ont servi de "révélateur".

L’enquête relancée

Les ossements retrouvés pourraient sans doute dévoiler la date du décès, a annoncé Jean-Christophe Muller. En dépit d'un millier d'auditions et de quelques centaines de perquisitions, l'enquête n'a pour l'instant débouché sur aucune interpellation, mais "s'engage à présent dans une nouvelle phase", a souligné le magistrat. D’autres éléments seraient en cours d’analyse.

Le procureur a ajouté que les travaux de la digue n’avaient "pas été annoncés car ils n'étaient pas réalisés sur la voie publique". Les enquêteurs devront déterminer si les gravats ont été jetés sur le corps déjà présent au fond de l'eau, ou si le cadavre a été placé dans un des camions de gravats destinés à construire la digue.

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