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Le ministère de l'Intérieur salue "l'esprit républicain de la communauté musulmane"

Les manifestations tant redoutées n'ont pas eu lieu. L'important dispositif policier déployé dans les grandes villes de France n'a fait face qu'à quelques poignées de personnes.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Gonzalo Fuentes Reuters)

Les demandes d'autorisation
pour une manifestation et un rassemblement concernaient à Paris le quartier de la
mosquée de Paris et la place du Trocadéro. Ces demandes ont été rejetées par la préfecture mais
la surveillance de ces deux sites a été renforcée, par crainte de débordements : en tout six compagnies de CRS, soit 800 hommes, des gendarmes en tenue et des policiers en civil. Mais en face... pas grand monde.

"Un silence méprisant face aux provocations" (Dalil Boubakeur)

De fait, en ce milieu d'après-midi, si ce n'est l'interpellation de 35 personnes à Paris, pour avoir simplement refusé de présenter leurs papiers d'identité, ces sites sont restés calmes. Et ce malgré les quelques appels à manifester contre le film anti-islam ou les caricatures de Charlie Hebdo, lancés par des groupes isolés et relayés par SMS ou les réseaux sociaux.
Même constat à Marseille où plusieurs dizaines de policiers et CRS et un hélicoptère ont été mobilisés face à... un seul manifestant. Et à Lille où une petite dizaine de personnes ont tenté de dérouler une banderole avant d'en être empêchées par les forces de l'ordre. Un homme a été interpellé et quatre femmes verbalisées à cette occasion pour port du niqab. 

Le recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur, s'est félicité de ce calme apparent : "Sans préjuger des heures à venir , a-t-il déclaré, nous pouvons constater que la réponse de la communauté musulmane de France a été un silence méprisant face à ceux qui ont voulu la provoquer ". Et de saluer la "maturité " de sa communauté. Imams et responsables musulmans avaient à l'unanimité ou presque appelé au calme, à l'occasion notamment de la grande prière de vendredi. Le ministère de l'Intérieur en fin d'après-midi a lui rendu hommage à "l'esprit républicain de la communauté musulmane ".

Le week-end dernier, les débordements d'une manifestation devant l'ambassade
américaine avait suscité de nombreuses critiques. Un homme
soupçonné d'avoir participé à cette manifestation non
autorisée, a été condamné en comparution immédiate ce samedi
après-midi en comparution immédiate à trois mois de prison ferme pour avoir transporté une matraque dans son sac à cette occasion. 

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