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Le meurtre d'Agnès, un procès à huis-clos

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France Télévisions

Le 13 novembre 2011, le corps violé et carbonisé d'Agnès Marin est découvert dans une forêt de Chambon-sur-Lignon près de son collège. Le procès de Mathieu, son meurtrier présumé, a débuté mardi 18 juin 2013. 

 

Mathieu, le meurtrier présumé d'Agnès Marin, est arrivé mardi 18 juin au Palais de Justice du Puy-en-Velay encadré par les forces spéciales de l'administration pénitentiaire. Les parents et grands-parents de la jeune collégienne assasinée se sont présentés à l'audience les traits tirés.

Un huis-clos total a été requis par la cour, l'accusé étant mineur au moment des faits. Sa première victime, qui avait pu lui échapper, le souhaitait. Frédéric Marin, le père d'Agnès, s'est dit  déçu : "Il y a deux victimes, mais il y en a une qui est morte (...) Parlons aussi des traumatismes des morts (...) Cacher la misère n'a jamais fait avancer qui que ce soit (...)"

Mathieu, 17 ans, était l'un des camardes de classe de la jeune fille. Avant ce drame, il se trouvait en liberté provisoire sous contrôle judiciaire, en attente d'un procès pour viol. Pour l'avocat de la famille Marin, le jeune homme n'aurait jamais dû se retrouver libre. Me Francis Szpiner a ainsi dénoncé un nouveau dysfonctionnement. Un expert psychiatre avait affirmé que l'adolescent, déjà suspecté d'agressions sexuelles, n'était en aucun cas dangereux.

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