Le député RN Louis Aliot entendu par la police judiciaire dans une affaire d'emploi fictif

Le député des Pyrénées-Orientales a été interrogé vendredi 21 juin sur un éventuel emploi fictif de son ancien assistant parlementaire. 

Louis Aliot à Paris, le 22 mai 2018
Louis Aliot à Paris, le 22 mai 2018 (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Louis Aliot a été entendu par la police judiciaire de Montpellier vendredi 21 juin, selon France Bleu Hérault. Le député Rassemblement national (RN) des Pyrénées-Orientales et candidat à la mairie de Perpignan a été interrogé en audition libre sur un éventuel emploi fictif de son ancien assistant parlementaire, Mohamed Bellebou qui, lui, a été placé en garde à vue. Il y a trois mois, une perquisition avait eu lieu dans les locaux du Rassemblement national à Perpignan. Ces auditions à la PJ de Montpellier en sont la suite logique.

L'ancien assistant parlementaire Mohamed Bellebou placé en garde à vue

De 2014 à 2016, Mohamed Bellebou était l'assistant de Louis Aliot, alors député européen. Durant cette période, il aurait également été l'employé d'une imprimerie à Limoges. Une société proche du Front national qui lui fournissait régulièrement du matériel de campagne. Les enquêteurs s'interrogent donc sur cette double activité. Mohamed Bellebou aurait touché 22 800 euros provenant de fonds publics pendant la période de ce contrat suspect.

Joint par France Bleu Roussillon, Louis Aliot accuse ses adversaires de lui jeter "des boules puantes" à moins d'un an des élections municipales. "Nous sommes victimes d'un règlement de compte politique, déclare-t-il. J'ai répondu aux questions et je pense avoir apporté la preuve, ainsi que l'autre protagoniste [Mohamed Bellebou], qu'il ne s'agissait en aucun cas d'un emploi fictif."

La campagne est lancée par les boules puantes que jettent mes adversaires politiquesLouis Aliotà France Bleu Roussillon

Louis Aliot dénonce la rapidité de la médiatisation de son audition à la PJ de Montpellier : "Je n'étais pas encore sorti du parking du SRPJ que les journalistes étaient déjà au courant." Le député a déposé plainte contre X : "Ce sera aux services de police de regarder qui a bien pu violer le secret de l'enquête".