Le "dentiste de l'horreur" recruté par un "chasseur de têtes"
Elisabeth Gaillard, présidente du Conseil de l'ordre des chirurgiens dentistes de la Nièvre, est revenue mardi soir sur France Info sur la façon dont le "dentiste de l'horreur", le Néerlandais Jacobus Van Nierop avait été recruté. "La Nièvre étant un désert médical, un "chasseur de têtes" a été mandaté par, je suppose, les politiques du Morvan pour nous trouver un praticien car il n'y avait plus de dentistes depuis 2-3 années , a-t-elle précisé sur France Info. Et donc le chasseur de têtes a trouvé un correspondant qui était ce dentiste. "
Problèmes psychiatriques
"J'ai constaté les pièces, tout était authentique , a-t-elle ajouté. Il n'y avait aucune raison de penser que ce praticien pouvait avoir les soucis qu'on lui a connus ensuite. Je pense qu'il y a eu une succession de malheurs pour les patients. Il a du passer ric-rac à travers les mailles du filet. " A l’audience, Le docteur Van Nierop a perdu de sa superbe. Celui qui avait été accueilli comme un sauveur par la population de Château-Chinon en 2008 se présente dans son box avec un pull bleu ciel informe, sa silhouette de rugbyman s’est alourdie en prison, son élocution est hésitante, la faute peut-être aux nombreux traitements qui lui sont administrés pour des problèmes psychiatriques.
Narcissisme et obsession pour l’argent
Le tribunal s’est intéressé en ce premier jour de procès à sa personnalité, et c’est le portrait d’un être assez étrange qui est dressé, en se basant notamment sur l’expertise des psychiatres. Mark Van Nierop a voulu être dentiste très tôt, à l’âge de 4 ans, il a fait les études nécessaires aux Pays-Bas et a même obtenu son diplôme, mais au-delà des compétences professionnelles, le dentiste souffre visiblement de troubles psychologiques importants. Les experts parlent notamment de narcissisme et d’une véritable obsession pour l’argent. A son arrivée dans la Nièvre, il avait surpris ses patients par son train de vie luxueux et par son cabinet flambant neuf, financé notamment grâce aux aides des collectivités locales.
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