Le cofondateur d'Action directe Jean-Marc Rouillan en liberté conditionnelle

Condamné à la perpétuité notamment pour l'assassinat du PDG de Renault Georges Besse, l'ex-militant d'extrême gauche était déjà en semi-liberté depuis un an, à Marseille.

Le cofondateur d\'Action directe, Jean-Marc Rouillan, dans un café à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 18 mai 2012. 
Le cofondateur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, dans un café à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 18 mai 2012.  (BORIS HORVAT / AFP)

Aussitôt libre, l'ancien militant d'extrême gauche s'est rendu à l'inauguration du local de campagne du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Jean-Marc Rouillan, pilier d'Action directe, arrêté en 1987 et condamné à la perpétuité notamment pour l'assassinat du PDG de Renault, Georges Besse, bénéficie depuis vendredi 18 mai d'une liberté conditionnelle.  

Dernier membre du noyau dur du groupe de lutte armée, Jean-Marc Rouillan, 59 ans, était en semi-liberté depuis un an. Il s'est rendu à la prison vendredi matin pour y effectuer les formalités nécessaires puis est sorti dans la discrétion, échappant aux caméras. "Je suis allé aux Baumettes à 9 heures, j'ai rendu le bracelet électronique et l'appareil de surveillance de probation", a-t-il expliqué. "C'est la vie qui continue", a lâché simplement le cofondateur de l'ex-organisation armée d'extrême gauche, qui a passé 24 années en prison. 

Jean-Marc Rouillan restera soumis pendant six ans à de nombreux contrôles. Il devra résider dans le département des Bouches-du-Rhône, indemniser les victimes à hauteur de 150 euros par mois et ne pas porter d'armes. L'ancien activiste, qui continuera à travailler pour la maison d'édition Agone à Marseille, n'a "pas le droit de parler précisément des faits" pour lesquels il a été condamné. Il a"plusieurs livres en préparation" et a déjà publié une dizaine d'ouvrages, le dernier en date étant Autopsie du dehors : carnet d'été d'un relégué sous surveillance électronique.