Le CFCM retire sa plainte contre Copé dans l'affaire du "pain au chocolat"

L'instance musulmane avait déposé une plainte à la suite des propos polémiques tenus par le président de l'UMP lors d'un meeting.

Jean-Francois Copé, le 22 octobre 2012 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Jean-Francois Copé, le 22 octobre 2012 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (GERARD JULIEN / AFP)

La viennoiserie n'ira pas en justice. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé mardi 8 janvier qu'il allait retirer sa plainte contre Jean-François Copé, déposée après ses déclarations controversées sur le pain au chocolat.

Lors d'un meeting à Draguignan (Var) en octobre, le président de l'UMP avait cité le cas de familles dont le "fils s'est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu'on mange pas pendant le ramadan". Des propos alors jugés diffamatoires et "islamophobes" par le CFCM.

Copé "a exprimé des regrets"

"Reçu à [la] demande [de Jean-François Copé]" par le bureau exécutif du CFCM, le président de l'UMP "a exprimé des regrets",  a déclaré à l'issue d'un entretien d'une heure Abdellah Zekri, président de l'Observatoire de l'islamophobie au sein du CFCM. "Nous allons donc retirer notre plainte", a-t-il ajouté. Une enquête préliminaire avait été ouverte la semaine dernière par le parquet de Draguignan après la plainte du CFCM. 

Mohammed Moussaoui, président du CFCM, a déclaré de son côté : "Nous avons exprimé dans cette entrevue avec M. Copé que les musulmans ont été heurtés par ses propos et le traitement médiatique qui en a été fait."  Jean-François Copé, lui, a indiqué à sa sortie avoir "eu un échange positif, constructif et apaisé", avec les responsables rencontrés. "Cela a été pour moi l'occasion de donner une explication sur ce qui a été un énorme contresens de mes propos", a-t-il ajouté.