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La SNCF condamnée après la mort d'un agent atteint de légionellose

Ce cheminot avait contracté la légionellose diffusée par une tour aéroréfrigérante de la gare d'Austerlitz à Paris, avant de décéder fin août 2006. Condamnée pour "homicide involontaire", la SNCF devra payer 50.000 euros d'amende.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Daniel Fouray Maxppp)

Le tribunal correctionnel a estimé
que l'entreprise n'avait pas effectué "en
temps utile" les travaux de mise en conformité pour protéger ces tours
aéroréfrigérantes contre les concentrations en légionelles.

Mises en service en 1977, ces tours de la gare d'Austerlitz avaient été arrêtées
entre septembre 2005 et juillet 2006 à la suite d'une inspection qui avait
pointé des défauts de respect de la réglementation et de l'entretien. Des
manquements qui "sont la cause directe du décès de la victime", selon
les attendus du jugement du tribunal correctionnel de Paris.

La SNCF est condamnée à payer 50.000 euros d'amende. Son directeur de l'Agence
bâtiment énergie écope lui de 3.000 euros d'amende. L'entreprise et son cadre
devront également s'acquitter de 7.000 euros de dommages et intérêts à chacune
des deux sœurs de la victime, parties civiles dans ce dossier.

Menuisier aux ateliers Masséna, cet agent de la SNCF était passé par la
gare d'Austerlitz pour partir en vacances. Il devait décéder quelques semaines
plus tard, des suites d'une légionellose.

Les autorités sanitaires avaient recensé aux abords de la gare d'Austerlitz quelque
29 cas de légionellose, une maladie respiratoire transmise par inhalation de
microgouttelettes d'eau contaminées. Cette maladie s'avère dangereuse pour les
personnes dont le système immunitaire est fragilisé.

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