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La perpétuité pour le meurtrier de Léa

Gérald Seureau a été condamné vendredi par la cour d'assises de l'Hérault à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et le meurtre de Léa Urbani, une lycéenne de 17 ans le 1er janvier 2011 à Montpellier.
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Radio France
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 (Gérard Seureau, le meurtrier de Léa Urbani en 2011 à Montpellier, a été condamné vendredi à la prison à perpétuité © Maxppp)

L’accusé, qui a exprimé de la "honte " et des "remords " avant le verdict, n’a pas réussi à obtenir la clémence du jury qui, après  5 heures de délibération, s’est prononcé pour la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 20 ans, à l’encontre de Gérald Seureau, reconnu coupable du viol et du  meurtre d'une lycéenne de 17 ans le 1er janvier 2011 à Montpellier.

 

"Ça fait quatre ans que je suis pétri de remords. J'ai honte. Oui, j'étais haineux mais j'ai changé ", avait  déclaré Gérard Sureau avant que le jury ne se retire pour délibérer. Mais selon l’avocat général de la cour d'assises de l'Hérault, Patrick Desjardins, "il n'y a pas de circonstances atténuantes". On ne peut pas porter (autant de) coups à mains nues sans avoir une intention de tuer ", a-t-il affirmé, se basant notamment sur les constations des médecins légistes qui avaient relevé 185 blessures sur la victime.

"Il ne dira jamais les raisons de son passage à l'acte. Elles sont dans sa tête"

 Maître Desjardins, qui avait requis la perpétuité assortie d’une période de 22 ans de sûreté, avait également souligné la dangerosité de Gérald Seureau car il "n'a pas évolué ", a-t-il estimé. "Il ne dira jamais les raisons de son passage à l'acte. Elles sont dans sa tête. Et il ne peut pas les dire car sinon il aurait dû raconter un supplice ", a estimé le magistrat. Pour l'avocat général, ce jour de Nouvel an, Léa Urbani est "tombée sur un homme qui avait enfin la possibilité d'assouvir son fantasme de mort ".

La mère de l'adolescente, Karine Bonhoure, s’est dite soulagée à l'énoncé du verdict
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Le corps de la jeune fille avait été retrouvé sur les indications de Gérard Seureau dans un parc à 200 m de la fête d’où ils étaient partis ensemble vers 6h du matin. Selon l'autopsie, Léa était décédée par asphyxie et des suites d'un traumatisme crâno-cérébral, avec comme facteurs aggravants une hypothermie et une intoxication éthylique et probablement plusieurs heures d'agonie. 

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