La centrale de Clairvaux bloquée par des agents pénitientaires

Une centaine d'agents pénitentiaires de la centrale de Clairvaux, dans l'Aube, manifestent depuis jeudi matin contre la décision de fermeture de leur établissement annoncée mercredi par le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, selon un représentant du syndicat FO Pénitentiaire joint au téléphone par France Info.

(La centrale de Clairvaux bloquée depuis ce lundi matin © POUZET/SIPA)

"Nous bloquons jusqu'à nouvel ordre les entrées et les sorties de la centrale pénitentiaire de Clairvaux ", explique David Daems, secrétaire national du syndicat FO pénitentiaire, présent sur place, où les manifestants brûlent des pneus et des palettes devant l'entrée principale de la prison.

"On trouve cette décision inadmissible et injuste. C'est une décision absurbe et on se sent souillés", explique le syndicaliste. Le garde des Sceaux ne connaît pas son sujet, il dit n'importe quoi: il parle de vétusté et de 40 agents touchés. Or la centrale de Clairvaux n'est pas vétuste et compte 200 agents."   Selon FO Pénitentiaire, c'est aussi un comble d'annoncer la fermeture prochaine de cet établissement le "jour même où l'on transfère en France l'ennemi public numéro 1, Salah Abdeslam".

"Une fois qu'il sera jugé, il sera envoyé dans un établissement du type de Clairvaux. Ici vous avez des surveillants aguerris à la gestion des terroristes. On a des individus qui font partie de Daech, on a gardé des terroristes issus de l'ETA. C'est totalement incohérent de faire une telle annonce "

Les manifestants entendent poursuivre leurs actions - et notamment le blocage des entrées et des sorties - "jusqu'à ce que le ministre change d'avis".