L'institut national des hautes études de la sécurité et de la justice supprimé par Matignon

Cet institut avait été créé en 1989 et avait pour objectif d'offrir une formation aux cadres et acteurs de la société civile sur plusieurs thèmes. Il était également chargé de réaliser des études. 

L\'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, à Paris.
L'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, à Paris. (INHESJ)

L'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) et l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) qui en dépend vont être supprimés fin 2020, a annoncé Matignon, mardi 8 octobre, confirmant une information de L'Opinion. "C’était l’un des rares lieux où des personnels avaient l’occasion de débattre des questions de sécurité intérieure dans une grande liberté et de manière transversale", écrit notamment le quotidien.

Cet institut, créé en 1989 et baptisé INHESJ en 2010, visait à former des cadres et acteurs de la société civile sur "les différentes politiques publiques en matière de sécurité et de justice, d'intelligence et de sécurité économique, ou encore de gestion des risques et des crises". L'établissement est placé sous la tutelle du Premier ministre mais a comme "ministères de référence" l'Intérieur et la Justice.

Objectif : faire des économies

Il est aussi chargé d'étudier les évolutions statistiques de l'ensemble du processus pénal, les faits constatés par les décisions de justice, l'exécution des peines et des sanctions pénales ainsi que la récidive au sein d'une structure nommée "Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales", qui sera également supprimée. Cette décision a été prise pour des raisons d'économies budgétaires, selon les informations de L'Opinion.

"Il s'agit du travail de simplification de l'État et de suppression des agences qui a commencé", répond Matignon. Les services du Premier ministre précisent que l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), fondé en 1936 et pendant militaire de l'INHESJ, n'est pour l'heure pas concerné par une fermeture.