L'Etat ne sera pas poursuivi pour la mort de Marina, maltraitée par ses parents

Deux associations réclamaient une condamnation de l'Etat pour faute lourde, dans le suivi de la fillette, morte en 2009 sous les coups de ses parents.

Un avis de recherche de Marina Sabatier, 8 ans, avait été diffusé, en 2009.
Un avis de recherche de Marina Sabatier, 8 ans, avait été diffusé, en 2009. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

L'Etat ne sera pas poursuivi pour la mort de Marina, en 2009, sous les coups de ses parents, alors qu'elle avait 8 ans. Les associations de défense des droits de l'enfant, qui avaient assigné l'Etat pour faute lourde dans le suivi de la fillette, ont été déboutées par le tribunal d'instance du 13e arrondissement de Paris, a affirmé Me Rodolphe Costantino, avocat d'Enfance et partage, jeudi 6 juin.

Agée de 8 ans, Marina est morte en 2009 à Ecommoy (Sarthe) après des années de maltraitance de ses parents, condamnés, en juin 2012, à 30 ans de réclusion pour actes de torture et barbarie ayant entraîné la mort. L'enfant avait fait l'objet d'un signalement, classé sans suite par le parquet. Deux institutrices de Marina avaient notamment relevé des traces de coups sur le corps de l'enfant, signalées à la directrice de l'école.

Les deux associations réclamaient la somme d'un euro symbolique et une condamnation pour "faire bouger les choses". "Je suis en colère", a commenté la présidente d'Enfance et Partage, Christiane Ruel. "On l'avait dit dès le départ : Marina, c'est l'affaire qu'on ne laisserait pas passer", a-t-elle ajouté. Si elle exclut, a priori, de faire appel de la décision, la président d'Enfance et Partage envisage de "(remonter) à l'assaut", "si une autre affaire se présente" qui mette en évidence des dysfonctionnements.