La Société Générale accusée de manipulations par Kerviel : non-lieux dans deux enquêtes

Après les plaintes de l'ex-trader Jérôme Kerviel contre la Société Générale qu'il accusait d'avoir "manipulé" la justice, deux non-lieux ont été prononcés. Pour l'avocat de la banque, Jean Veil, cette décision "rend illusoire ses chances de révision de son procès". 

Jérôme Kerviel, le 23 septembre 2016.
Jérôme Kerviel, le 23 septembre 2016. (MARTIN BUREAU / AFP)

Deux non-lieux ont été prononcés par les juges d'instruction dans les enquêtes ouvertes après les plaintes de l'ex-trader Jérôme Kerviel contre la Société Générale qu'il accusait d'avoir "manipulé" la justice, a appris franceinfo, vendredi 4 août, de source judiciaire.

"Des chances de procès illusoires"

Joint par franceinfo, l'avocat de la banque, Jean Veil, estime que "ce double non-lieu en faveur de la Société Générale confirme la condamnation de Jérôme Kerviel pour faux et abus de confiance et rend illusoire ses chances de révision de son procès". "Bien entendu, Jérôme Kerviel, fidèle à sa politique de déni interjettera l'appel de ces non-lieux", a-t-il ajouté.

Jérôme Kerviel avait déposé plainte contre la banque pour "escroquerie au jugement" et "faux et usage de faux". Il affirmait notamment que la Société Générale avait manipulé des entretiens qu'elle avait eu avec lui en 2008. L'ancien trader avait déposé une autre plainte en 2014, accusant la Société Générale d'avoir versé plus d'un million d'euros à son ancien supérieur hiérarchique pour qu'il témoigne en faveur du groupe lors des procès.