Cet article date de plus de neuf ans.

Jérôme Kerviel dormira-t-il en prison ?

La Cour d'appel de Paris rend sa décision mercredi après-midi dans le procès de Jérôme Kerviel. L'ancien trader de la Société générale risque cinq ans de prison et pourrait se voir contraint de rembourser l'intégralité du préjudice subi par la banque, soit 4,9 milliards d'euros.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Gonzalo Fuentes Reuters)

À 13h30, Jérôme Kerviel sera fixé sur son sort. La Cour d'appel de Paris rend sa décision mercredi dans le procès de l'ancien trader, poursuivi pour abus de confiance, faux et usage de faux et introduction
frauduleuse de données dans le système informatique de la Société générale.

"Il est difficile pour lui de se projeter après le 24 octobre parce qu'il sera peut-être condamné à cinq milliards d'euros et cinq ans de prison " ferme - comme l'a requis l'avocat général au mois de juin - déclarait dimanche son avocat Me David Koubbi qui considère que son client et "ami " risque "une peine de mort civile ".

370.000 années de Smic ou 20 Airbus A380

En octobre 2010, en première instance, le tribunal avait condamné Jérôme Kerviel à cinq ans de prison,
dont trois ferme, et au remboursement de l'intégralité du préjudice subi
par la banque, soit 4,9 milliards d'euros (ce qui équivaut à 370.000 ans de Smic, vingt Airbus A380 ou les deux tiers du budget annuel de la Justice). Jérôme Kerviel, 35 ans, s'était alors dit "abattu par le poids de la sanction et par le
poids des responsabilités que le jugement me fait porter
".

En appel, son avocat à demandé la relaxe de son client, affirmant que la banque "savait " ce qu'il faisait. À ce deuxième procès, Kerviel s'est même dit victime d'un complot, estimant que la banque avait "couvert " ses positions pour lui faire porter la responsabilité de lourdes pertes subies dans la crise des "subprime ".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Justice

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.