Info franceinfo "Cold cases" : le pôle judiciaire dédié se saisit de la mystérieuse disparition de la famille Méchinaud, le soir de Noël 1972

De nombreuses hypothèses ont été avancées pour tenter d'expliquer la disparition d'un couple et ses deux enfants, près de Cognac, en Charente, après un réveillon chez des amis.
Article rédigé par Eric Pelletier
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2min
Des policiers sondent l'eau d'une rivière en Charente, le 23 novembre 2011, en quête d'indices liés à l'affaire Méchinaud, du nom d'une famille portée disparue depuis 1972. (PIERRE DUFFOUR / AFP)

C'est une affaire vieille de plus d'un demi-siècle. L'enquête sur la disparition des Méchinaud, l'un des plus anciens dossiers criminels français, vient de rejoindre le pôle "cold cases" ("affaires classées"), une structure spécialisée dédiée aux crimes en série ou non élucidés, a annoncé une source judiciaire à France Télévisions, vendredi 19 janvier. Le 5 décembre 2023, l'affaire Méchinaud a quitté le tribunal d'Angoulême (Charente) où elle était instruite pour rejoindre Nanterre (Hauts-de-Seine) où elle a été confiée à une juge spécialisée.

Cette énigme judiciaire porte sur la disparition d'une famille entière, un couple et ses deux enfants, près de Cognac, le jour de Noël en 1972. Depuis, de nombreuses hypothèses ont été avancées – chute de la voiture dans la Charente, tuerie familiale, assassinats par un tiers ou départ volontaire à l'étranger – mais aucune preuve ou indice n'ont permis de privilégier une hypothèse plutôt qu'une autre.

Une disparition signalée après plusieurs jours

Moins de quatre kilomètres séparaient le domicile des Méchinaud de l'endroit où, selon des amis, ils ont passé le réveillon. Personne ne semble les avoir revus depuis leur départ, dans la nuit. Lorsque les gendarmes ont été alertés de leur absence, plusieurs jours plus tard, la maison paraissait en ordre. Le dîner de Noël était encore au réfrigérateur. Mais aucune trace de la famille disparue. Malgré plus de cinquante années d'impasses, et une procédure réduite à sa plus simple expression (une dizaine de procès-verbaux), la justice a encore l'espoir de résoudre l'énigme.

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