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Francis Heaulme sera jugé pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz

La Cour de cassation a validé le renvoi aux assises du tueur en série pour le meurtre de deux enfants de huit ans.

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France Télévisions
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Francis Heaulme, le 3 décembre 2001 au palais de justice de Metz. (DAMIEN MEYER / AFP)

La justice tente d'écrire l'épilogue du double meurtre de Montigny-lès-Metz (Moselle). Francis Heaulme, déjà condamné pour d'autres meurtres, sera bien jugé à nouveau. La Cour de cassation a validé mardi 25 juin le renvoi aux assises du tueur en série pour le meurtre de deux enfants en 1986.

Mais le "routard du crime" conteste avoir tué Cyril Beining et Alexandre Beckrich. Ces deux enfants de 8 ans avaient été retrouvés, le crâne fracassé à coups de pierre, le 28 septembre 1986 à proximité d'une voie ferrée dans la périphérie de Metz. Le tueur venait d'être embauché non loin. Sa simple présence a permis de disculper Patrick Dils, en 2002.

"Quasi-signature criminelle"

La défense de Francis Heaulme reprochait à l'arrêt de mise en accusation de porter atteinte à sa présomption d'innocence. Elle mettait en cause l'objectivité du gendarme Jean-François Abgrall, qui a recueilli en 1992 des confidences de Francis Heaulme évoquant sa présence sur les lieux du crime. Mais le 11 juin, devant la chambre criminelle, l'avocat général avait rétorqué que la chambre de l'instruction qui a renvoyé Francis Heaulme devant les assises avait bien vérifié les déclarations du gendarme.

Parmi les éléments qui pèsent contre le tueur en série de 54 ans, certains témoins affirment l'avoir vu peu de temps après le crime, le visage ensanglanté, à proximité de la voie ferrée. La gendarmerie a par ailleurs estimé reconnaître la "quasi-signature criminelle" du meurtrier. Et, malgré des déclarations contradictoires, il a fourni aux enquêteurs une description assez précise des lieux du crime.

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