Evasion fiscale : mis en examen Balkany dénonce des "affabulations"

Le député-maire UMP de Levallois-Perret est mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, corruption, et blanchiment de corruption. Il est soupçonné d'avoir organisé un vaste système d'évasion fiscale. Ce qu'il dément.

(Patrick Balkany, à son arrivée au pôle financier aujourd'hui © MaxPPP)

C'est donc confirmé : Patrick Balkany est ressorti du pôle financier de Paris mardi soir, lesté de trois mises en examen, pour blanchiment de fraude fiscale, corruption, et blanchiment de corruption. A sa sortie, il a déclaré : "Quand on n'a rien à se reprocher, on se sent bien. Maintenant qu'ils fassent leur enquête. Le seul problème, c'est que je n'ai pas de sociétés et que je n'ai pas de compte à Singapour" . Son épouse Isabelle est déjà mise en examen, depuis le printemps dernier, pour le même dossier.

"Ce que je ne m'explique pas c'est comment les procès-verbaux, les dossiers du juge sont dans Le Monde" (Patrick Balkany)
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Les juges Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon ont été alertés par trois notes de Tracfin, l'organisme anti-blanchiment du ministère des Finances. Le journal Le Monde a eu accès à ces notes : y est décrit par le menu le train de vie faramineux des époux Balkany, leurs sociétés off-shore, et un "schéma sophistiqué de fraude" fiscale.

Il est notamment question de 5 millions d'euros, correspondant à une commission versée à Patrick Balkany par un industriel belge, qui se sont proprement envolés... vers un compte à Singapour. C'est cet argent qui aurait servi à payer deux villas somptueuses, l'une au Maroc, et l'autre à Saint-Martin.