Enquête préliminaire ouverte sur le "pain au chocolat" de Copé

Le parquet de Draguignan (Var) a ouvert une enquête après une plainte du Conseil français du culte musulman, qui jugeait ces propos islamophobes.

Jean-François Copé, lors d\'une conférence de presse au siège de l\'UMP, à Paris, le 12 décembre 2012.
Jean-François Copé, lors d'une conférence de presse au siège de l'UMP, à Paris, le 12 décembre 2012. (SIPA)

 

Jean-François Copé a-t-il tenu des propos islamophobes ? C'est ce que devra déterminer l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Draguignan (Var), après une plainte du Conseil français du culte musulman (CFCM). Le 5 octobre 2012, Jean-François Copé avait évoqué lors d'un meeting le cas d'un enfant qui se serait fait "arracher son pain au chocolat par des voyous" au motif "qu'on ne mange pas au ramadan". L'enquête a été confiée au service des atteintes aux personnes de la préfecture de police de Paris.

L'avocate du CFCM, Me Khadija Aoudia, avait déposé plainte à Nîmes en octobre et le parquet local s'est depuis dessaisi au profit de celui de Draguignan, où Jean-François Copé, alors candidat à la présidence de l'UMP, avait évoqué le pain au chocolat. Ces propos ont été jugés diffamatoires et "islamophobes" par le CFCM, qui a maintenu sa plainte après un courrier de l'intéressé à son président Mohammed Moussaoui, dans lequel le dirigeant de l'UMP s'étonnait des poursuites engagées à son encontre.