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Emplois fictifs : Chirac condamné à deux ans de prison avec sursis

C'est une première sous la Ve République : un ancien chef de l'Etat condamné par la justice. Dans l'affaire des emplois fictifs, Jacques Chirac est reconnu coupable de "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "ingérence et prise illégale d'intérêts". Il est condamné à deux ans de prison avec sursis. Un jugement qu'il a accueilli "avec sérénité" selon l'un de ses avocats, Me Jean Veil.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Patrick Kovarik AFP)

Un feuilleton judiciaire de 13 années qui se clôt par un jugement historique. Pour la première fois en France, un ex-chef d'Etat républicain est condamné.

Ce matin, le tribunal correctionnel de Paris a reconnu la culpabilité de Jacques Chirac pour "détournement de fonds publics ", "abus de confiance " ainsi qu' "ingérence et  prise illégale d'intérêt" . Alors que beaucoup s'attendaient à une dispense de peine ce matin, Jacques Chirac a bel et bien été condamné à deux ans de prison avec sursis.

Pour le président du tribunal, Dominique Pauthe, il ne fait aucun doute que Jacques Chirac avait sciemment organisé un détournement de fonds au profit de son parti et au service de ses ambitions. Poursuivi pour 28 emplois fictifs, le tribunal en a retenu 19.

L'ancien président de la République n'a pas assisté à la lecture de ce jugement. Il n'avait pas non plus assisté à ce procès qui s'est tenu du 5 au 23 septembre, excusé par un rapport médical faisant état de troubles neurologiques "sévères " et "irréversibles ". A l'audience, le parquet avait requis la relaxe de l'ancien président et de ses neuf coprévenus.

Seuls deux des neuf autres prévenus ont été relaxés : l'ancien directeur de  cabinet Michel Roussin, et Pierre Boué, un proche des milieux sportifs. Les autres ont été reconnus coupables. Une dispense de peine à été accordée à l'ex-secrétaire général de FO Marc Blondel, les autres ont été condamnés à des peines comprises entre deux et quatre mois de prison avec sursis.

Un jugement que vous avez pu suivre en direct sur France Info.

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