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Deux mineurs afghans transférés d'un centre de rétention à un hôtel

Depuis vendredi, une famille afghane qui demande l'asile en France était enfermée au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), malgré la circulaire du 6 juillet qui préconise l'assignement à résidence pour les enfants. En fin de matinée ce dimanche, elle a été transférée dans un hôtel de Noisiel en Seine-et-Marne annonce Yves Cottereau, vice-président de la Ligue des droits de l'Homme dans la Sarthe.
Article rédigé par Marion Degeorges
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (PHOTOPQR/LE PARISIEN/DELPHINE GOLDSZTEJN Maxppp)

"Moi président, je n'enfermerai pas d'enfants dans
les centres de rétention"
déclarait solennellement François Hollande pendant la 
campagne présidentielle, en mai dernier. S'en suivit une circulaire du ministère de l'Intérieur.

En demande d'asile depuis plusieurs mois, la famille Kohja
était assignée à résidence et devait pointer régulièrement au commissariat du
Mans, où elle réside. Mais la semaine dernière, elle apprend qu'elle va être
renvoyée en Hongrie, son point d'entrée présumé dans l'Union européenne.
Paniquée, elle ne s'est plus présentée aussi régulièrement et a été interpellée
vendredi.

Plusieurs associations ont rapidement dénoncé cet
enfermement puisqu'il concerne également les deux enfants de la famille, âgés
de trois ans et de deux mois et demi. Il s'agit du premier enfermement de
mineurs en centre de rétention depuis la fameuse circulaire.

Le Réseau Educations sans frontières ironise sur la
situation
: "Tout est "normal" dans cette affaire : le
respect des engagements du président de la République, l'âge des enfants
emprisonnés, le respect des préconisations médicales [...]",
le médecin
du centre de rétention ayant effectivement jugé l'état de santé des enfants "incompatible
avec la rétention."

Face à cette polémique, la famille a été transférée dans un hôtel de Noisiel en Seine-et-Marne selon Yves Cottereau, vice-président de la Ligue des droits de l'Homme dans la Sarthe.

Si elle prescrit la non-rétention des mineurs avant
expulsion du territoire, la circulaire annule également sa demande :

"Si non respect des
conditions d'assignation à résidence, en cas de fuite d'un ou plusieurs membres
de la famille ou en cas de refus d'embarquement, vous pourrez constater que la
famille s'est volontairement soustraite à l'obligation de quitter le territoire
français.
Elle ne pourra donc plus
bénéficier du présent dispositif et, en cas d'interpellation ultérieure, vous
pourrez procéder à la mise en rétention administrative selon les conditions de
droit commun."

 

 

 

 

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