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Des liens entre l'OM et le grand banditisme ?

Selon RMC, des écoutes accablent le club de foot marseillais. 

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France Télévisions
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Le directeur sportif de l'OM, José Anigo, à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 3 janvier 2013. (BORIS HORVAT / AFP)

Y a-t-il des liens entre l'Olympique de Marseille et le grand banditisme ? Depuis l'ouverture d'une information judiciaire pour "extorsion en bandes organisées et associations de malfaiteurs" en juillet 2011, la police enquête sur ce sujet. Elle soupçonne la pègre corso-marseillaise d'avoir touché de l'argent sur des commissions versées par le club de football marseillais lors de transferts de joueurs. Et l'affaire connaît un rebondissement, vendredi 22 février. La radio RMC révèle des écoutes qui accablent notamment le directeur sportif du club, José Anigo. Il est lié à "Richard Deruda, truand marseillais fiché au grand banditisme, Jean-Christophe Cano et Christophe D’Amico, agents de joueurs liés de près ou de loin à la pègre", écrit la radio sur son site internet.

Selon les révélations de RMC Sport, les enquêteurs s'intéressent aussi au transfert d’André-Pierre Gignac de Toulouse à Marseille, à l'été 2010. Il aurait fait l'objet de rétro-commissions ayant atterri dans les mains de la pègre, selon la radio.

Une autre conversation téléphonique, datée de mars 2012, entre José Anigo et l’agent Philippe Piola, sous-entend que l'ancien président du club phocéen Pape Diouf serait compromis dans l'affaire du transfert de Samir Nasri au club anglais Arsenal. José Anigo parle en ces termes de Diouf : "Sur les transferts qu'il faisait, il était rémunéré parce qu’il y avait les primes. (...) Quand on vend Nasri 16 millions, je ne m’explique pas tellement comment il reste 10 millions dans les caisses du club." Les écoutes mentionnent également une éventuelle vente de l'OM par sa propriétaire, Margarita Louis-Dreyfus. La radio n'indique pas si le club a réagi.

Perquisition au siège de l'OM en janvier

Une perquisition avait eu lieu mercredi 16 janvier au siège administratif de l'OM dans le cadre de cette affaire, menée par des membres de la Direction centrale de la police judiciaire appuyés par des policiers marseillais. Il s'agit d'une enquête "qui concerne des gens liés au club mais pas l'OM en tant que structure", précisait à l'époque une source policière. Les enquêteurs ont agi sur commission rogatoire des juges Christophe Perruaux et Thierry Azéma, vice-présidents chargés de l'instruction à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, en charge des affaires de grand banditisme.

"L'ensemble des bureaux ont été ouverts et (...) pas seulement le bureau du directeur sportif José Anigo", a affirmé pour sa part le directeur de la communication de l'OM. Selon une source policière, il s'agit d'une affaire ancienne "d'une grande confidentialité", ce qui explique que les policiers marseillais n'aient pas été mobilisés auparavant.

Selon une source proche de l'enquête, ce dossier serait lié à celui sur le racket de boîtes de nuit d'Aix-en-Provence, pour lequel le caïd corse Jacques Mariani avait été condamné en février 2012 à sept ans de prison.

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