CQFD : Les travaux d'intérêt général

Le gouvernement devrait dévoiler demain les pistes de sa réforme de la Justice avec 5 grands chantiers : l'un d'eux porte sur l'efficacité de la peine. Il existe des alternatives à la prison, comme le travail d'intérêt général. 

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FRANCE 2

Six semaines comme jardinier municipal plutôt que six mois de prison fermes pour conduite sous stupéfiant... Nous avons voulu comprendre pourquoi le Travail d'intérêt général, le TIG, a tant de succès dans les discours politiques et pourquoi il y en a si peu. Pour ses partisans, le TIG, c'est l'alternative idéale à la prison. Finie la surpopulation carcérale, moins de récidives, priorité à la réinsertion des condamnés par un travail rémunéré. Le gouvernement veut en faire un symbole de sa réforme de la justice.

37 000 chaque année, 6,5 % de l'ensemble des condamnations

En France, le TIG reste peu utilisé : 37 000 chaque année, seulement 6,5% de l'ensemble des condamnations. Cette peine est-elle efficace? Oui, selon les statistiques. Après un TIG : 34% de récidive. Après la prison, 61%. Des chiffres à nuancer, car les travaux d'intérêt général ne s'appliquent qu'aux délits considérés comme les moins graves : les petits vols ou la conduite sans permis par exemple.

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Au palais de justice de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 19 septembre 2017.
Au palais de justice de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 19 septembre 2017. (LOIC VENANCE / AFP)