Côte-d’Ivoire : ouverture du procès des miliciens de Gbagbo

En 2011, quatre hommes avaient disparu au Novotel d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire, alors en pleine crise post-électorale. Le procès s’ouvre aujourd’hui, avec dix hommes, notamment des anciens militaires, dans le box des accusés.

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À 79 ans, Jacky Frantz di Rippel va mener son dernier combat, celui de se rendre en Côte-d’Ivoire malgré ses graves problèmes de santé pour faire face aux assassins de son fils. Stéphane, 39 ans, directeur du Novotel d’Abidjan a été tué en 2011. Quelques jours avant sa mort, la situation politique du pays s’était dégradée. Le 4 avril 2011, le régime du président Laurent Gbagbo vacille et un groupe de miliciens fait irruption dans le Novotel de la capitale. Les hommes kidnappent le directeur, un homme d’affaires français et deux de ses collaborateurs. Les quatre otages sont battus à mort.

Le donneur d’ordres encore inconnu

C’est le commandant de la garde présidentielle qui aurait mené l’assaut, mais il n’a jamais avoué qui avait donné l’ordre. "Moi c’est tout ce que je veux savoir, qui a donné l’ordre de les embarquer et de les torturer. Quand j’y pense, ça me fout par terre, la torture c’est ce qu’il y a de plus terrible. Ils ne méritaient pas ça", confie le père de Stéphane Frantz di Rippel.

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Le Novotel d\'Abidjan, en juillet 2011, lors d\'une cérémonie à la mémoire des quatre personnes enlevées le 4 avril de la même année.
Le Novotel d'Abidjan, en juillet 2011, lors d'une cérémonie à la mémoire des quatre personnes enlevées le 4 avril de la même année. (ISSOUF SANOGO / AFP)