Charleville-Mézières : un réseau de mariages blancs démantelé dans les Ardennes, chaque union rapportait 23 000 euros

88 unions frauduleuses ont été célébrées par ce réseau dont 22 dans le département des Ardennes, rapporte France Bleu Champagne-Ardennes.

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avec France Bleu Champagne-Ardennes - franceinfo
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88 unions frauduleuses ont été célébrées pendant dix ans, selon le parquet, dont 22 dans le département des Ardennes. (CAPTURE D'ÉCRAN GOOGLE MAPS)

Six personnes ont été mises en examen vendredi 19 février pour organisation frauduleuse de mariages en vue de frauder la nationalité, aide aux séjours irréguliers d'étrangers, faux, usage de faux en bande organisée, rapporte France Bleu Champagne-Ardennes citant le parquet de Charleville-Mézières.

Deux femmes sont soupçonnées d'être à la tête de ce réseau et d'avoir organisé des unions afin que l'un des deux époux obtienne un titre de séjour, voire, à plus ou moins brève échéance, la nationalité française.

L'une des "marieuses" a été placée en détention provisoire, l'autre également mise en examen a été placée sous contrôle judiciaire. Elles encourent jusqu'à 10 ans de prison. Chaque mariage rapportait 23 000 euros. Le parquet estime qu'au moins 88 unions ont été célébrées depuis dix ans, "voire une centaine, sans compter celles soumises à prescription", précise le parquet. 22 ont eu lieu dans le département des Ardennes, le reste dans la Marne ou en région parisienne.

Un adjoint au maire reconnait une fausse témoin

Pour ces mariages franco-algériens, dans la majorité des cas, mais aussi franco-tunisiens, l'organisatrice fournissait aux faux époux de faux documents, de faux témoins, des robes et costumes. 

Le dernier mariage blanc remonte à début février. Les premiers soupçons des gendarmes ont commencé en juin 2019. Les enquêteurs avaient alors été alertés par un adjoint au maire ayant reconnu parmi les témoins d'un mariage une femme qui s'était mariée dans cette même mairie quelques semaines plus tôt.

Les différentes préfectures concernées ont été informées pour qu'elles puissent lancer des procédures d'annulations des unions. 

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