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Biens mal acquis : le parquet de Paris autorise un mandat d'arrêt contre le fils Obiang

Les juges d'instruction en avaient fait la demande début mars, peu après une spectaculaire perquisition au domicile du fils du président de Guinée équatoriale.

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Teodoro Nguema Obiang, dit "Teodorin", près de la ville de Bata (Guinée équatoriale), le 24 janvier 2012. (ABDELHAK SENNA / AFP)

Le parquet de Paris a donné, mercredi 4 avril, son feu vert au lancement d'un mandat d'arrêt international contre le fils du président de Guinée Équatoriale, Teodoro Obiang dit "Teodorin", dans l'enquête dite des biens mal acquis de chefs d'Etat africains. Une source judiciaire a confirmé cette information mercredi 11 avril. Il revient à présent à la Chancellerie de se prononcer.

L'accord du parquet était nécessaire au lancement de la procédure de mandat d'arrêt entamée par les juges chargés de l'enquête, Roger Le Loire et René Grouman, qui soupçonnent Teodorin de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers. Les juges avaient fait cette demande début mars, peu après une spectaculaire perquisition à son domicile, avenue Foch à Paris, le 14 février.

Dans cet appartement évalué à 150 millions d'euros ont été découverts des objets de luxe, des vins fins ou encore des œuvres d'art pour une valeur de plusieurs millions d'euros. En septembre 2011, les juges avaient aussi saisi seize voitures de luxe : Maserati, Aston Martin, Rolls-Royce, Porsche, Bugatti, Bentley, Ferrari.

Les juges soupçonnent un pillage des fonds publics de son pays et leur blanchiment en France. On ignore si Teodorin Obiang se trouve en France ou à l'étranger.

L'enquête vise aussi les dirigeants du Gabon et du Congo-Brazzaville

Teodorin Obiang étant la première personne poursuivie, c'est le développement le plus marquant à ce jour de cette information judiciaire sans précédent pour "recel de détournement de fonds publics", validée par la Cour de cassation en 2010 contre l'avis du parquet.

L'enquête est susceptible de se développer bien au-delà du cas équato-guinéen, puisqu'elle vise aussi les familles d'Ali Bongo (Gabon) et de Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville), qui possèdent respectivement à Paris 39 et 24 propriétés immobilières de luxe, et environ 200 comptes bancaires au total.

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